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Garde
d'Honneur d'Amiens |
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Dernière
modification le 27 février 2006. |
1.
Historique.
|
2.
Composition |
3.
Uniforme |
4.
Bibliographie |
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1.
Historique.
La Garde d’honneur
d’Amiens fut formée en 1803, à l’occasion du voyage
du premier consul en Picardie et en Belgique. Elle fut formée
d’un corps de cavalerie, et de deux compagnies d’infanterie, l’une
formée par les jeunes gens de la ville, l’autre parmi l’infanterie
de la garde nationale. Après le passage du premier consul,
le maire, en envoyant des lettres de remerciements aux officiers,
leur demandait de conserver l'organisation des gardes. On voit en
effet que la garde se réunit encore lors du passage de l'empereur
en juillet 1804, lorsqu'il se rendit au camp de Boulogne. (Juillet
1804 : Voyage à Boulogne.)
Voir aussi :
Juillet 1804
Garde
d'honneur d'Amiens, 1803-1804,
1re compagnie à pied. |
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2.
Composition
Le corps de cavalerie
était composé de la façon suivante :
1
chef d’escadron, commandant
1 Quartier-maître. |
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1re compagnie
1 capitaine,
1 lieutenant,
1 sous-lieutenant
1 porte-étendard
1 maréchal-des-logis
3 brigadiers,
20 cavaliers
1 trompette |
2e compagnie
1 capitaine,
1 lieutenant,
1 sous-lieutenant
1 porte-étendard
1 mdl
3 brigadiers,
21 cavaliers
1 trompette |
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Le
corps d'infanterie était composé de la façon
suivante : |
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1re
compagnie à pied,
dite compagnie auxiliaire
ou chasseurs à pied
1 commandant
1 capitaine
1 lieutenant
1 sous-lieutenant
1 porte-drapeau
1 tambour-major
2 tambours
1 chef de musique
14 musiciens
2 sergents
4 caporaux
46 hommes |
2e
compagnie ou compagnie d'élite de la garde nationale
composition non connue
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3. Uniforme
Dans sa série de cartes consacrées aux gardes d’honneur
locales de 1802-1803, le commandant Bucquoy écrit qu’il se base
sur une description très précise que Léonce Bernardin
avait retrouvée au ministère de la guerre. Mais si ces chercheurs
du début du XXe siècle connaissaient sur le bout des doigts
le Premier Empire, ils connaissaient peu de choses sur la Révolution
(sans doute par dégoût idéologique), ce qui leur fait
parfois tirer des conclusions bien surprenantes, comme attribuer des fracs
civils aux premières gardes d’honneur, ignorant probablement que
les administrations locales, rodées par de nombreuses formations
de volontaires, avaient une connaissance de l’habit militaire que ces
auteurs ne leur soupçonnent apparemment pas.
Ainsi, à propos de la garde d’honneur d’Abbeville, Bucquoy écrit-il
« nous avons conservé le frac qui semble décrit
par les archives communales », et il représente les
gardes avec un habit civil sans revers… alors qu’il cite un peu plus loin
une lettre de Boucher de Perthes disant : « les jeunes gens
de la ville firent ajuster des revers chamois à leurs habits bleus,
un panache à leurs chapeaux ronds, un pantalon de nankin et des
bottes achevèrent leur costume. ».
Compagnie
à cheval : habit bleu national, avec pantalon bleu et
gilet blanc, boutons jaunes, bottes courtes, chapeau français plumet
blanc, écharpe de soie blanche ornée d’une frange d’argent.
La municipalité avait offert aux gardes des sabres d’honneur et
des schabraques.
Compagnie
à pied : habit bleu à parements à parements
bleus céleste, pantalon blanc, chapeau français à
panache bleu ; elle reçut également des sabres d’honneur.
Buffleterie blanche. Les officiers portent le sabre doré à
ceinturon noir.
Tambour-major, habit bleu à distinctive écarlate, galonné
d’or, pantalon et gilet blanc, chapeau garni en galon d’or, plumet blanc.
Musiciens, habit bleu chapeau à plumet blanc.
Compagnie
de la garde nationale : Le commandant Bucquoy écrit à
son sujet : nous savons seulement qu’elle fut commandée par le
citoyen Thiébaut et que son uniforme était bleu avec plumet
noir et jaune. Dans sa série de cartes consacrées aux gardes
d’honneur locales de 1802-1803, Bucquoy, incertain de la forme des revers,
préfère montrer un garde de dos. On remarque que le garde
porte, outre le chapeau orné d’un plumet noir et jaune, des épaulettes
et une dragonne jaunes, et une étoile jaune sur la giberne et les
retroussis. On peut supposer que le reste de l’uniforme était celui
de la garde nationale.
4. Bibliographie
Commandant Bucquoy,
les Gardes d’honneur locales de 1802-1803.
Commandant Bucquoy, les Gardes d'Honneur du Premier Empire, Nancy, Crépin-Leblond,
1908.
(à
suivre.)
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