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Dernière modification: 29/11/2003
Historien-illustrateur Après avoir publié quelques bandes dessinées dans le journal Tintin (1984 et 1985), et avoir édité une série de planches documentaires sur les combattants de Waterloo, Bernard Coppens est chargé par les éditions Casterman de l'écriture et de l'illustration d'un album sur Napoléon et son temps, album qui paraît en 1987 dans la série les Jours de l'Histoire sous le titre de "l'Empire de Napoléon". En vue du Bicentenaire de la Révolution française, il se lance ensuite dans la recherche pour réaliser un ouvrage sur l'année 1789 qui serait fondé uniquement sur les sources d'époque : journaux et documents d'archives. Un an et demi à ne lire que les journaux et documents d'archives de 1789. Fin 1988 paraît chez Casterman "l'Agenda 1789/1989" : une vision complètement renouvelée de l'époque. Afin de permettre aux amateurs de mieux comprendre les événements de la Révolution, Bernard Coppens publie une reproduction de l'édition de 1789 du "Voyageur à Paris" de Thiery, ainsi que la "Quinzaine Mémorable", un récit particulièrement vivant des événements. Pendant l'année 1989, il collabore au mensuel "Le Monde de la Révolution", mensuel édité par le journal Le Monde pour commémorer le deux centième anniversaire de la Révolution française. Chargé de la rubrique Chronologie, il en profite pour approfondir ses recherches dans les journaux de 1789, ce qui lui permet de faire quelques découvertes, comme celle de la véritable origine du bleu, blanc, rouge, jamais racontée auparavant. Un des articles écrits pour "le Monde de la Révolution", consacré à l'apostrophe célèbre de Mirabeau au marquis de Brézé lors de la séance royale du 23 juin 1789, fut repris dans le catalogue de l'exposition qui s'est tenue à l'Assemblée nationale à Paris, une des manifestations les plus importantes du Bicentenaire. Ce qui ressort de cette recherche sur un des plus célèbres "mots historiques" : 1° que l'histoire est jalonnée de clichés qui le plus souvent sont loin de la vérité historique, ayant été le plus souvent créés à des fins de propagande ; 2° que les historiens vulgarisateurs ne se donnent pas la peine de remonter aux sources pour vérifier leurs écrits ; 3° que la vulgarisation faite dans ces conditions forme le fond de la connaissance historique. Son immersion dans l'année 1789 lui a permis de découvrir une page inconnue (oubliée, ou effacée) de l'histoire de Belgique : les révolutions qui ont agité les Pays-Bas autrichiens et la principauté de Liège. Il publie alors le recueil intégral des articles parus dans le "Moniteur Universel" consacrés à ces événements.
Les recherches menées pour les quatre titres de la série "les Carnets de la Campagne" auxquels il a collaboré lui ont permis d'approfondir encore la recherche sur Waterloo, et d'arriver à la conclusion que Napoléon est parvenu, avec une habileté consommée, à cacher sa faute la plus lourde : il a été totalement surpris par l'arrivée des Prussiens sur sa droite à 16h30, et il n'avait pris aucune mesure pour protéger son flanc droit, ce qui a occasionné la déroute. Les découvertes sur la bataille de Waterloo, d'abord rejetées avec dédain par quelques gardiens de la tradition, sont aujourd'hui largement admises par les spécialistes qui constatent qu'une nouvelle approche de l'histoire, basée sur la collecte et la confrontation des documents négligés peut souvent apporter la solution aux énigmes du passé. Aujourd'hui, Bernard Coppens prépare un ouvrage qui montrera les manipulations auxquelles l'histoire de la bataille de Waterloo a donné lieu, et les conséquences que celles-ci ont eu sur le cours de l'histoire. Il prépare également l'édition de tous les écrits et dictées de Napoléon relatifs à la campagne de 1815.
Bibliographie de Bernard Coppens.
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