Nommé préfet de la Seine inférieure,
il est nommé en 1806 au Conseil d’Etat, section de l’intérieur.
En 1807, il est désigné pour
assister Jérôme Bonaparte dans l’organisation
du royaume de Westphalie, et est nommé ministre
des finances de cet Etat.
En mai 1808, il est nommé
commissaire impérial et ministre des finances du grand duché de Berg et de
Clèves.
Rentré en France en novembre 1813,
il est envoyé dans le département du Nord pour y administrer la préfecture
par intérim.
A la première Restauration, il est
nommé commissaire pour l’intérieur, puis directeur général de la police du
royaume. Il accompagne Louis XVIII à Gand. Sous la seconde Restauration, il
est nommé ministre d’état et membre du conseil privé.
Député de la Haute-Marne en 1816, il
défend des principes libéraux, mais refuse de se rallier à Louis-Philippe en
1830.
La biographie Michaud qualifie
Beugnot de «un des hommes les plus spirituels qui aient paru à la tête
des affaires depuis la Révolution».
Les Mémoires de Beugnot ont
paru en fragments en 1838 ; ils ne couvrent malheureusement qu'une partie de
sa carrière. Jean Tulard les commente de la façon suivante : "Ils sont
d'un grand intérêt à condition de ne pas perdre de vue la personnalité
ambiguë de Beugnot."