Accueil

Annuaire

Faits et événements

Personnages

Napoléon

La France et le Monde

Waterloo

Belgique

Armées

Uniformes

Reconstitution

Publications

Liens

Nouvelles du Jour

Plan du site

Balises

 

 

 

 

 

 

 

 

1789-1815.com

 Annuaire 1789-1815   >   Personnages  > Jérôme Bonaparte

 Waterloo   >   Relations  >

Dernière modification le 2 juin 2005.

Jérôme Bonaparte

Le 15 juillet 1815, moins d'un mois après la bataille, Jérôme, attendant dans une maisonnette que les événements politiques s'éclaircissent, écrivit une lettre à son épouse, la reine Catherine, dans laquelle il raconte la part qu'il a prise à la campagne.
On remarquera dans l'extrait suivant que le prince, sensé avoir mené avec acharnement les attaques contre la ferme de Hougoumont, ne semble même pas soupçonner qu'il y avait une ferme derrière ce bois, dans lequel il envoyait ses soldats se faire massacrer.

 

Etrange... Ni dans le bulletin dicté par Napoléon, ni dans le discours de Drouot il n'est fait la moindre mention de la ferme ni du château de Hougoumont. Et le général Foy, qui commande la division qui appuyait Jérôme, ne parle que de "maisons" derrière le bois (voir sa relation), ce qui montre que l'état-major français n'avait pas une idée nette de ce que cachait le bois de Hougoumont. Mais comment aurait-il pu l'avoir, sans avoir effectué de reconnaissance sérieuse, alors que la carte dont il disposait était sommaire et dépassée ?

__________

(...) La journée du 17 fut employée à la poursuite de l’ennemi qui, sur le soir prit position en avant de la forêt de Soignes, au mont Saint-Jean : le temps était affreux. Toute la nuit du 17 au 18 fut employée à réunir l’armée et à prendre les dispositions pour le lendemain.
Le 18 au matin, en passant devant le quartier général de l’Empereur, je m’arrêtai une heure avec lui, il me reçut avec une affection et une tendresse toute particulières, il assembla les principaux généraux, et une fois le plan de bataille arrêté, chacun se rendit à son poste. A midi toute l’armée était en ligne ; j’étais à l’extrême gauche, devant un bois occupé par les Anglais : nous avions soixante-dix mille hommes et deux cent quatre-vingts pièces de canon ; l’ennemi en avait quatre-vingt seize mille ; le maréchal Grouchy, avec trente-six mille hommes, observait l’armée prussienne sur notre extrême droite, mais n’était pas en communication avec nous.
A midi un quart, je reçus l’ordre de commencer l’attaque ; je marchai sur le bois que j’occupai à moitié après une vive résistance, tuant et perdant beaucoup de monde ; à deux heures j’étais entièrement maître du bois, et la bataille était engagée sur toute la ligne : mais l’ennemi qui sentit toute l’importance de ce point, accourut avec une réserve et me l’enleva. Je m’y portai avec toute ma division, et à trois heures, après le plus sanglant combat, je le repris de nouveau, et depuis je le gardai jusqu’à la fin de la bataille. L’ennemi laissa dans ce bois six mille morts, et moi deux mille avec un de mes généraux et presque tous mes officiers supérieurs ; de plus, les blessés et les pertes que j’avais faites à la bataille du 16 me réduisirent à deux bataillons. Je reçus l’ordre de l’Empereur de me rendre auprès de lui : il me reçut encore mieux que la veille, et me dit : “Il est impossible de se mieux battre ; actuellement qu’il ne vous reste plus que deux bataillons, demeurez pour vous porter partout où il y aura du danger.” L’affaire allait à merveille ; il était trois heures, nous avions déjà gagné beaucoup de terrain sur l’ennemi, qui en était à sa dernière position ; (...)

 

 

 

 

 

Retour au haut de la page

Retour à la page Jérôme Bonaparte

 

__________

 

 

Page d'accueil

Plan du site

Nouvelles du Jour

Pour écrire

La Patience - 1789-1815.com - waterloo1815.com  © Bernard Coppens 2005 - Tous droits réservés.