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Dernière modification:
18/02/2005
Cambronne
| Victoires
et Conquêtes, Tables du Temple de la gloire, 1831: |
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| Cambronne
(le baron Pierre-Jacques-Etienne), maréchal de camp et commandant
de la Légion d’honneur, né à Saint-Sébastien près Nantes le 26 décembre
1770 ; s’enrôla à l’âge de 20 ans, dans un bataillon de volontaires,
et fut employé dès les premières insurrections vendéennes; il servit
dans l’armée de Hoche à Quiberon en 1795 ; passa à l’armée des
Alpes quelque temps après ; se trouvait à Zurich dans l’armée
du maréchal Masséna en 1799 ; il se signala dans cette ville
à la tête d’une compagnie de grenadiers ; il commandait en 1800
la compagnie de grenadiers dans laquelle était Latour d’Auvergne ;
après la mort de celui-ci ce fut Cambronne qui fut désigné
pour lui succéder au titre de premier grenadier de France ;
parvenu successivement aux grades de chef de bataillon et de
colonel, il se distingua à Iéna et à Wagram, et fit la 2e
campagne d’Autriche en 1809. Dans la campagne de Russie, il commandait
le 3e régiment des voltigeurs de la Garde ; en 1813,
il se distingua à la bataille de Hanau, fut blessé à celle de Craonne
et à celle de Paris. |

Cambronne d'après une lithographie de Delpech.
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Il suivit Napoléon à l’île d’Elbe et eut
le commandement des troupes qui composaient sa garde ; reçut
le 1er mars 1815 le commandement de l’avant-garde de
l’armée de l’île d’Elbe ; le 5 mars il s’empara de la forteresse
de Sisteron, arriva à Paris avec Bonaparte, et fut aussitôt nommé
lieutenant général, grand officier de la légion d’honneur et comte
de l’Empire ; le 4 juin membre de la chambre des pairs ;
le 13 il partit pour l’armée avec l’empereur, et commanda aux batailles
de Fleurus et de Waterloo une division de la vieille garde ;
c’est dans cette dernière bataille qu’il prononça, dit-on, les belles
paroles la garde meurt ; elle ne se rend pas. Il fut
pris par les Anglais et conduit en Angleterre ; de là il écrivit
au roi pour faire sa soumission respectueuse ; mais il fut
compris sur la liste des généraux accusés d’avoir attaqué la France
à main armée ; il arriva à Calais le 25 septembre 1815, et
fut conduit dans la prison militaire de l’Abbaye ; le 26 avril
1816, admis à présenter sa défense, il fut acquitté ; devenu
libre il se retira dans le lieu de sa naissance ; présenté
au duc d’Angoulême le 5 novembre 1817, lors du passage de ce prince
à Nantes ; il prit de nouvelles lettres de noblesse et commande
aujourd'hui à Lille. (Victoires et Conquêtes, Tables du Temple
de la Gloire, 1831.)
Voir : le mot de Cambronne. |
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| Biographie
universelle, Ode, Bruxelles, 1844. : |
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CAMBRONNE
(Pierre-Jacques-Etienne), baron, maréchal de camp, etc., né
le 26 décembre 1770 à Saint-Sébastien, près
de Nantes, fut d'abord destiné au commerce, mais la mort de
son père l'ayant laissé libre il entra dans la légion
nantaise qui marchait contre les Vendéens. Il y devint bientôt
capitaine, et se montra constamment aussi modéré que
brave. Il laissa échapper plusieurs rebelles, cacha pendant
deux mois un curé chez sa mère, et sauva, à la
catastrophe de Quiberon, une foule d'émigrés, pris les
armes à la main. La Vendée pacifiée, il s'embarqua
pour l'expédition d'Irlande, passa au retour à armée
des Alpes, puis à celle d'Helvétie, il combattit à
Zurich, où il enleva une batterie russe. Chargé l’année
suivante, par la cavalerie autrichienne, il vit périr à
Oberhausen le brave Latour d'Auvergne et fut salué du titre
de premier grenadier de France, que portait le veillant homme qui
venait d'expirer à ses yeux.
Cambronne refusa ce titre, continua de se distinguer, fut fait chef
de bataillon, puis colonel, et eut le commandement du 5e régiment
de tirailleurs de la garde, qu'il conduisit, en Espagne. Après
deux ans d'une guerre de montagnes, il conduisit son régiment
en Russie, le ramena en Saxe, et combattit aux affaires de Lutzen,
de Bautzen, de Dresde, de Leipzig et de Hanau. Promu au grade de général
de brigade, il assista à presque toutes les affaires qui eurent
lieu pendant la, campagne de et 1814, fut blessé à la
bataille de Craonne, à celle de Paris, et suivit encore tout
sanglant l'empereur à I'Ile d'Elbe. Il revint en France avec
Napoléon en 1815, commanda son avant-garde s'empara de Grasse,
de Lyon, et entra le 20 mars à Paris. Nommé grand officier
de la Légion d'Honneur, comte de l’empire, pair de France,
lieutenant général, il refusa ce dernier titre pour
ne pas éveiller la jalousie de ses compagnons d’armes. Il fit
la campagne de Belgique à la tête du premier régiment
de la vieille garde vainqueur à Fleurus, vaincu à Waterloo,
où ce corps fut presque entièrement détruit.
Ce fut alors que manquant de munitions, Cambronne sommé de
se rendre fit une réponse très énergique, que
nous, ne pouvons reproduire ici, mais ne prononça pas ces mots
qu’on lui attribue généralement : La garde meurt, mais
elle ne se rend pas. Il fut trouvé gisant au milieu de ses
soldats, relevé et conduit en Angleterre. Après l’abdication
de Napoléon, il désirait revoir sa famille et embrasser
sa vieille mère, il en fit la demande à Louis XVIII.
Il avait à peine expédié sa lettre, qu'il apprit
que son nom figurait parmi ceux des généraux qui devaient
être traduits devant un conseil de guerre pour avoir attaqué
le gouvernement à main armée. Il écrivit sur
le champ au ministère de la guerre, qu’il se présenterait
devant ses juges, dès qu’il serait en liberté. Il arriva
en effet peu de temps après à Calais, se rendit chez
le commandant de place, fut conduit sous escorte à Paris, livré
à une commission militaire et acquitté. Il fut depuis
remis en activité, reçut le commandement de la place
de Lille qu’il a conservé longtemps. Après avoir été
mis à la retraite, Cambronne se retira à Nantes, où
il est mort dans la nuit du 28 au 29 janvier 1842.
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Biographie
universelle, Ode, Bruxelles, 1844. : |
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