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Dernière modification: 21/10/2002
Cantal : Le
département du Cantal, classé 14e en 1790, était “l’un des trois que composent
l’Auvergne et le Velay”. L’assemblée
du département se tenait à Saint-Flour, et il était divisé en 4 districts
(Saint-Flour, Aurillac, Mauriac et Murat). Les tribunaux étaient placés
à Saint-Flour, Aurillac, Salers et Murat. Extrait d'une description du département du Cantal (1801). Les
habitants du Cantal sont actifs, laborieux, économes ; mais, depuis très
longtemps, l'infertilité de leur sol, l'excès des contributions, les ont
forcés d'aller exercer leur industrie hors de chez eux ; ils se répandent
dans toute la France, en Espagne, dans la Belgique, dans la Hollande,
dans la Suisse ; partout ils sont connus sous le nom d'Auvergnats. Ils
exercent les métiers les plus pénibles et font toute sorte de petit négoce.
Ils peuplent, à Paris, le faubourg St-Antoine ; les ports de Bordeaux,
de Marseille ; colporteurs, chaudronniers, dans les départements de l'Ouest
; en Espagne, ils ont formé entr'eux plusieurs sociétés de commerce. Une
clause bien remarquable de ces conventions, c'est que les membres qui
s'établissent à demeure dans le pays étranger, sont exclus aussitôt de
la société. L'habitant du Cantal, toujours attaché au sol ingrat qui l'a
vu naître, y revient comme l'abeille dans sa ruche, dès qu'il a fait sa
petite moisson : ses absences sont plus ou moins longues, six mois, un
an, deux, trois, même quatre années, suivant l'éloignement des lieux où
ils vont travailler. Leurs mœurs doivent y avoir perdu. On gagne peu à tant courir le monde ; mais il faut en attribuer la faute à l'ancien gouvernement, qui, au lieu de fouler et défaire déserter ce pays misérable, aurait dû y fixer les habitants en leur procurant du travail. (Journal de Paris, 5 ventôse an 9 - 24 février 1801.)
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