Dès l’établissement
du Consulat, il fut nommé au Conseil d’Etat et succéda
à Lucien Bonaparte au portefeuille de ministre de l’Intérieur
(1er pluviôse an IX). Il y accomplit un travail remarquable,
mais quitta le ministère peu après la proclamation
de l’Empire.
Relégué au sénat, Chaptal retourna à
ses chères études et s’occupa de ses fabriques chimiques.
En 1813,
il fut envoyé en qualité de commissaire extraordinaire
dans la 19e division militaire pour tenter de préparer
la résistance à l’invasion.
Lors des Cent Jours, il fut nommé directeur général
du commerce et des manufactures, puis ministre de l’intérieur
(18 avril). Sous la 2e Restauration, retiré sur sa terre
de Chanteloup, il développa l'élevage des moutons
mérinos, mit au point le principe de la chaptalisation
des vins et développa la culture de la betterave sucrière.
En 1819, il reprit sa carrière politique et fut nommé
à la Chambre des Pairs. « Sa conduite dans cette
chambre législative fut ce qu’elle avait été
partout, indépendante, modérée, laborieuse,
et toujours ayant pour but l’utilité. » (Biographie
Universelle, 1844).
Ses mémoires (Mes Souvenirs sur Napoléon),
publiés en 1893, sont une source indispensable pour l’étude
de la politique de l’Empereur.
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Annonces
et avis divers. L’art
de faire, gouverner et perfectionner les Vins ; par le C.en Chaptal,
ministre de l’intérieur, membre de l’Institut national, et des
sociétés d’agriculture des départements de la Seine, Morbihan,
Hérault, etc. Edition originale, seule avouée par l’auteur. 1
vol. in 8° - Prix, 2 fr 50 c, et 3 fr. de port. - A Paris, chez
Delalain fils, libr.,
quai des Augustins, n° 29. - Cet
ouvrage est le seul qui renferme tout ce qu’a fait Chaptal,
sur l’art de faire le vin, la
brièveté et la netteté de son style, et la manière simple averse
laquelle il a présenté ses procédés, ne le rendent susceptible
d’aucun extrait, les vignerons qui l’ont mis en pratique l’année
dernière, ont obtenu du vin d’un cinquième supérieur à celui de
leur canton. Tous les exemplaires seront revêtus de la signature
de Delalain fils.
(Journal
de Paris, 9 vendémiaire an 10-1er octobre 1801.)