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| Dernière modification: 31/08/2003 Cubières Despans
de Cubières
(Amédée-Louis) , fils du marquis littérateur de ce nom, né le 4 mars 1786.
Il entre au service comme soldat au 1er régiment de cuirassiers le 1er complémentaire
an 11, et passe quelques jours plus tard, le 1er vendémiaire an 12,
comme élève à l'école militaire. Sous-lieutenant le
1er brumaire an 13, au 15e de ligne, il fait dans ce régiment les campagnes
d'Austerlitz, de Prusse et de Pologne ; il est blessé à Austerlitz et à Iéna.
Lieutenant le 30 novembre 1806, aide de camp du général Morand le 12 janvier
1808, il suit son général dans les campagnes d'Autriche en 1809, de Russie en
1812 et d'Allemagne en 1813. ; sa
carrière militaire avance en même temps, puisqu'il est nommé capitaine en le
7 juin 1809, chef de bataillon le 3 octobre 1813. Le 19 novembre 1813,
il est nommé colonel du 18e régiment d'infanterie légère. Cubières était
colonel "à la suite" au 1er léger lors du retour de Napoléon, le
colonel en titre était Beurnonville. Le 21 mars, le
lendemain de la rentrée de l’empereur à Paris, Napoléon passe le 1er léger
en revue. “Lorsque
l’Empereur passa devant notre régiment, raconte Jolyet,
il demanda qui le commandait. Cubières s’avança et dit : -
Sire, c’est le colonel de Beurnonville ; mais il est malade. Napoléon
répondit aussitôt : -
Beurnonville n’est pas des nôtres ; c’est vous, colonel Cubières, qui
prendrez désormais le commandement du 1er léger. Cubières
voulut s’excuser ; mais l’Empereur fit un signe d’impatience et s’éloigna.” Cubières demande à
ses soldats de voter contre l'acte additionnel aux constitutions de l'Empire. Le
1er léger émettra un vote négatif, et sera le seul régiment dans ce cas.
Cubières, écrit Jolyet, aimait
cordialement l'Empereur et lui était tout dévoué. Mais il voulait lui
faire comprendre que les officiers désiraient un gouvernement libéral et réformateur.
Cubières reçut une lettre de blame, et le vote du 1er léger fut "égaré".
Jolyet décrit Cubières
comme "le plus vaillant soldat et le
meilleur homme de guerre que j'aie connu. Avec cela une beauté remarquable, un
esprit brillant, une ame généreuse et indépendante.“ Sur un état
nominatif des officiers dressé au moment du licenciement de l'armée, Cubières
est décrit comme étant "de physique
agréable, très instruit, excellent colonel, sert avec zèle et fermeté,
conduite excellente.“ En ce qui concerne sa fortune, il est marqué :
"a de l'aisance". L'avis de
l'officier général était : "à
conserver". En 1832, il est
envoyé en mission à Ancône, et investi du commandement supérieur des troupes
de débarquement. Cette opération avait pour but de consolider l'autorité
temporelle du Saint-Père sur les provinces de l'Italie centrale. Ministre de la
guerre en 1839 et en 1840, il met au jour les dispositions relatives à la rédaction
de l’historique de chaque corps français. Impliqué dans un scandale
financier, il est condamné, par arrêt du 17 juillet 1847 à la dégradation
civique et à 10 000 francs d'amende. Réhabilité en 1852, il meurt le 6 août
1853. |
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