Dernière
modification le 9 mai 2005.
Cuirassiers
En 1789,
l’armée française comptait 25 régiments de cavalerie
(cavalerie lourde). Un seul de ces régiments, le 7e, ou Cuirassiers
du Roi, portait la cuirasse.
Après Marengo (1800) et la brillante charge de cavalerie de
Kellermann naquit l’idée de tirer davantage parti des régiments
de cavalerie, et de leur donner plus de poids et de protection.
Le 1er régiment de cavalerie fut cuirassé par l’arrêté
du 18 vendémiaire an X (10 octobre 1801)
sur l’organisation de l’armée, qui ramenait à 22 le
nombre de régiments de cavalerie.
Par l’arrêté des consuls du 20 vendémiaire an
XI (12 octobre 1802), les 2e, 3e et 4e furent transformés en
cuirassiers, suivis le 2 nivôse an XI (23 décembre 1802)
par les 5e, 6e et 7e régiments. |
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Enfin, les 9e, 10e
et 11e 12e sont cuirassés à leur tour par l’arrêté
du 1er vendémiaire an XII (24 septembre 1803), qui prescrit que
les 12 premiers régiments de cavalerie seront appelés «
cuirassiers », tandis que les régiments 13 à 18 passent
dans l’arme des dragons.
Les 12 régiments de cuirassiers sont répartis dans 3 divisions
:
Nansouty (2e, 3e, 9e, 12e)
d’Hautpoul (1er, 5e, 10e , 11e)
Espagne (4e, 6e, 7e, 8e).
Uniforme
Lorsqu’ils furent transformés en cuirassiers, les régiments
de cavalerie durent adapter leur habillement à la cuirasse. L’habit
long et les revers ne convenaient plus, les régiments reçurent
un habit court, sans revers et boutonnant jusqu’à la ceinture,
et la transformation fut effective dès 1805.
Ce premier habit avait les pattes d’épaule bleues passepoilées
de la couleur distinctive.
Bientôt, les régiments de cuirassiers, qualifiés de
corps d’élite, prirent le plumet et l’épaulette rouge, et
garnirent leurs retroussis de grenades bleues.
Les régiments de cuirassiers avaient conservé la couleur
distinctive des régiments de cavalerie : écarlate pour les
six premiers régiments, jonquille pour les n°s 7 à 12.
Les habits des régiments se distinguaient entre eux de la manière
suivante, étant entendu que la couleur distinctive était
l’écarlate pour les régiments de 1 à 6, et le jonquille
pour les régiments de 7 à 12 .
1er et 7e, collet, parements,
pattes de parements de couleur distinctive, poches en travers ;
2e et 8e, collet et pattes de parements bleus, parements de la couleur
distinctive, poches en travers ;
3e et 9e, collet et pattes de parements de la couleur distinctive, parements
bleus, poches en travers ;
4er et 10e, collet, parements, pattes de parements de couleur distinctive,
poches en long ;
5e et 11e, collet et pattes de parements bleus, parements de la couleur
distinctive, poches en long ;
6e et 12e, collet et pattes de parements de la couleur distinctive, parements
bleus, poches en long ;
Le collet, le parement et ses pattes étaient liserés de
la couleur opposée.
Le devant de l’habit et le dessin des poches étaient liserés
de la couleur distinctive.
Les boutons étaient en étain, frappés du numéro
du régiment.
A partir de 1806,
les cuirassiers reçurent de nouveaux habits à revers.
Les cuirasses étaient d’un modèle unique.
Les casques, acquis par les régiments, différaient selon
le fournisseur. Inspiré du casque des dragons, il avait la bombe
en fer et un turban en peau d’ours, rappelant la peau d’ours des bonnets
de grenadiers.
L’équipement se composait d’une giberne avec sa banderole, d’un
ceinturon fermé par une plaque, et d’une dragonne de buffle.
L’armement se composait d’un sabre du modèle de l’an IX ou de l’an
XI, à fourreau de fer, et de pistolets.
La selle était recouverte d’une demi-chabraque de peau de mouton
blanche, bordée de festons de drap de couleur distinctive, et d’une
housse de drap bleu orné dans les angles d’une grenade blanche.
Le portemanteau portait le numéro du régiment.
(à
suivre.)