Dernière modification: 22/08/2004
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Maïs, s. masc. Voyez Blé
de Turquie.
Major général : Voir Dictionnaire
du général Bardin
Manganèse : s. fém. Minéral ferrugineux
qu'on emploie pour faire disparaître la couleur verdâtre du verre, lorsqu'il
est encore en fusion. (Dictionnaire de l'Académie Française, 5e
édition, Paris 1798.)
Manioc, s.m. Arbrisseau d'Amérique, dont la racine sert à faire
une sorte de pain qu'on nomme Cassave. (Dictionnaire de l'Académie
Française, 5e édition, Paris 1798.)
Manufacture : s.f. Fabrication de certains
ouvrages qui se font à la main. Belle manufacture. Bonne manufacture.
Manufacture de draps, de serges, d'étoffes de soie, de chapeaux, de glaces,
etc.
Il se dit aussi du lieu et de l'ensemble des ateliers, etc., destinés
pour la fabrication de ces sortes d'ouvrages. Aller à la manufacture.
Elever, monter, une manufacture. Les ouvriers qui composent la manufacture.
La manufacture entière s'est révoltée.
Manufacturer : v.s. Fabriquer des ouvrages dans une manufacture.
On a fait venir beaucoup de laines d'Espagne, pour les manufacturer.
Ces étoffes ont été manufacturées à Lyon. Fabriquer est plus en usage.
Manufacturier s.m. Ouvrier qui travaille dans une manufacture.
Manufacturier en laine, en soie, etc.
(Dictionnaire de l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798.)
Marc, Poids en usage pour peser l'or & l'argent. Le marc est
composé de 8 onces, l'once de 8 gros, le gros de 3 deniers, le denier
de 24 grains. (L'Agronome ou Dictionnaire du
Cultivateur, 1764.)
Marne, s. f. Espèce de terre
calcaire, dont on se sert en quelques pays au lieu de fumier, pour améliorer
les terres. Marne blanche. Marne rousse. Tirer de la marne. Une charretée
de marne. La marne échauffe la terre. (Dictionnaire
de l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798.)
Marggrave : s.m. (Hist. mod.) en
allemand marck-graf ; titre que l'on donne à quelques princes de
l'empire germanique, qui possèdent un état que l'on nomme marggraviat,
dont ils reçoivent l'investiture de l'empereur. Ce mot est composé de
marck, frontière ou limite, et de graf, comte ou juge ; ainsi
le mot de marggrave indique les seigneurs que les empereurs chargeaient
de commander les troupes et de rendre la justice en leur nom dans les
provinces frontières de l'empire.
Ce titre semble avoir la même origine que celui de marquis,
marchio .Il y a aujourd'hui en Allemagne quatre marggraviats,
dont les possesseurs s'appellent marggraves, savoir : 1° celui
de Brandebourg ; tous les princes des différents branches de cette maison
ont ce titre, quoique la Marche ou le marggraviat de Brandebourg
appartienne au roi de Prusse, comme chef de la branche aînée : c'est ainsi
qu'on dit le marggrave de Brandebourg-Anspach, le marggrave
de Brandebourg-Culmbach, ou de Bareuth, le marggrave de Brandebourg-Schwedt,
etc. 2° Le marggraviat deMisnie, qui appartient à l'électeur de
Saxe. 3° Le marggraviat de Bade, les princes des différentes branches
de cette maison prennent le titre de marggrave. 4° Le marggraviat
de Moravie, qui appartient à la maison d'Autriche. Ces princes,
en vertu des terres qu'ils possèdent en qualité de marggraves, ont
voix et séance à la diète de l'Empire. (Encyclopédie, tome 10, 1765.)
Martinet : C'est ainsi qu'on appelle dans
les grosses forges une espèce d'usine. Voyez l'article Grosse
forge. Ce nom a été donné à ces usines du marteau qui y travaille.
(Encyclopédie, tome 10, 1765, p 166.)
Masulipatan, s.m.
Nom d'une toile de coton des Indes, qui s'emploie ordinairement en mouchoirs.
Le Masulipatan tire son nom de la ville où en est la manufacture. (Dictionnaire
de l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798.)
Mégie, s. fém. Art de préparer les peaux de
mouton, et autres peaux délicates en blanc, et de les rendre propres à
divers usages. Peau passée en mégie.
Mégisserie, s. fém. Le métier et trafic du mégissier. Quai
de la Mégisserie, appelé ainsi, parce que les mégissiers y demeuraient,
et y faisaient leur travail et leur trafic.
Mégissier, s. masc. Artisan, dont le métier est d'accommoder les
peaux de mouton, de veau, pour les rendre propres aux différents usages
auxquels on veut les employer, excepté à ceux qui regardent le métier
de corroyeur ou de pelletier.
Merde, s. f. Excrément, matière fécale de l'homme.
Il se dit aussi de quelques autres animaux, comme du chien, du chat, etc.
Les gens bien élevés évitent avec soin d'employer ce mot dans la conversation.
On dit proverbialement et bassement, Plus on remue la merde, plus elle
put, (sic), pour dire, que plus on approfondit une mauvaise affaire,
plus on déshonore ceux qui y ont participé.
On dit proverbialement et bassement, d'une affaire où il y a quelque chose
de honteux, qu'Il y a de la merde au bâton, au bout du bâton.
On appelle Couleur merde-d'oie, une couleur entre le vert et le
jaune. Un taffetas merde-d'oie.
Merdeux euse, adj. Souillé, gâté de merde. Un lange merdeux.
Chemise merdeuse. Il est bas.
On dit proverbialement et bassement, d'un homme qui se sent coupable de
quelque chose, qu'il sent son cas merdeux. On dit aussi, Cet
homme est un bâton merdeux, on ne sait par où le prendre.(Dictionnaire
de l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798.)
Mérinos, s.m. (esp. merino, errant).
Nom d'une race de moutons remarquables par la finesse de leur laine. Un
troupeau de mérinos. Adj., un bélier mérinos, brebis mérinos. Par
extension, Sorte d'étoffe faite avec de la laine de mérinos.
Une robe de mérinos. (Dupiney de Vorepierre, Dictionnaire
français illustré et Encyclopédie universelle, 1858.)
Merrain, s.m. Bois de
chêne fendu en menues planches, dont on fait des panneaux, des douves
de tonneaux, et autres ouvrages. Acheter du merrain. Employer de beau
merrain. (Dictionnaire de l'Académie Française, 5e édition,
Paris 1798.)
Mine, subst. féminin. Vaisseau qui sert à mesurer,
et qui contient la moitié d'un setier. Faire étalonner une mine.
(Dictionnaire
de l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798.)
Minot, s.m. Vaisseau qui contient la moitié d'une mine.
Ce minot est tout neuf, est rompu. Etalonner un minot. Le minot
de Paris contient un pied cube.
Minot, se prend aussi pour ce qui est contenu dans le minot. Un
minot de sel. Un minot de blé, d'avoine. Un minot de charbon. Un minot
de chaux.
On dit proverbialement, Nous ne mangerons pas un minot de sel ensemble,
pour dire, Nous ne serons pas longtemps unis. (Dictionnaire
de l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798.)
Minot. On appelle Farine de Minot, celle qui est destinée
à l'exportation et qui s'expédie en barils. (Minoterie = Usine où l'on
prépare de la farine de minot.) (Dupiney de Vorepierre,
Dictionnaire français illustré et Encyclopédie universelle,
1858.)
Minière, s.f., La terre, la pierre ou le sable, dans lesquels on trouve
une mine ou un métal. Minière d'or. Il y a quantité de minières en
ce pays-là. Surintendant des mines et minières de France. Cela sort de
la minière. (Dictionnaire de l'Académie Française, 5e
édition, Paris 1798.)
Miquelet, s.m. Il se dit d'une sorte
de bandits qui vivent dans les Pyrénées. Les Miquelets sont fort à
craindre pour les voyageurs. (Dictionnaire de l'Académie Française,
5e édition, Paris 1798.)
Mollet, ette, adj. diminutif de mou. Qui a une mollesse agréable
et douce au toucher. Des coussins bien mollets. Un lit mollet. Une
étoffe douce et mollette. Il y a aussi une sorte de petit pain blanc,
qu'on appelle pain mollet. On dit d'un homme qui marche encore
avec peine après une attaque de goutte, qu'il a les pieds mollets.
(Dictionnaire de l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798.)
Molleton, s.m. Etoffe de laine très douce
et très mollette. Une camisole de molleton. Une veste doublée de molleton.
Acheter du molleton. (Dictionnaire de l'Académie Française,
5e édition, Paris 1798.)
Mousseline, subs. fém. Toile de coton
fort fine, fort claire. Belle mousseline. Mousseline unie. Mousseline
unie. Mousseline brodée. Mousseline rayée. (Dictionnaire de
l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798.)
Mule, s.f.. Femelle de même nature que le mulet.
Mule noire. Mule fantasque, quinteuse, opiniâtre, ombrageuse. Les magistrats
et les médecins allaient autrefois sur des mules ; Carosse tiré par des
mules.
On dit familièrement d'une personne fantasque, opiniâtre, qu'elle
est fantasque comme une mule.
On dit proverbialement d'une vieille femme qui aime à se parer, A
vieille mule, frein doré.
On dit proverbialement, Ferrer la mule, pour dire, profiter
sur l'achat qu'on fait pour ue autre. (Dictionnaire de l'Académie
Française, 5e édition, Paris 1798.)
Mulet, s.m. Animal engendré d'un âne
et d'une jument, ou d'un cheval et d'une ânesse, et qui n'engendre point.
Petit mulet. Grand mulet. Mulet de pays. Mulet d'Auvergne. Mulet de
bagage. Des oreilles de mulet. Croupe de mulet. Charge de mulet. Bât de
mulet. Le mulet qui provient d'un âne et d'une jument, brait. Le mulet
qui est produit d'un cheval et d'une ânesse, hennit.
On donne en général le nom de Mulet, à tout animal provenu
de deux animaux de différente espèce, et qui n'engendre point son semblable.
On dit familièrement d'un homme qui est chargé d'un grand fardeau,qu'il
est chargé comme un mulet.
On dit proverbialement et figurément garder le mulet, pour
dire, attendre longtemps quelqu'un avec ennui et impatience. J'ai gardé
le mulet durant quatre heures dans son antichambre. Faire garder
le mulet à quelqu'un. (Dictionnaire de l'Académie Française,
5e édition, Paris 1798.)
Munitionnaire,
s. mas. Celui qui est chargé de fournir les munitions
nécessaires à la subsistance des troupes. (Dictionnaire
de l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798.)
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