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Dernière
modification le 04 février 2005.
Donzelot
| Victoires
et Conquêtes, Tables du Temple de la gloire, 1831
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| Donzelot
(le baron François Xavier), lieutenant général,
né le 7 janvier 1764,
fit la campagne d'Allemagne sous Moreau, et depuis une partie de celles
qui ont illustré les armes françaises. (Victoires et
Conquêtes, Tables du Temple de la gloire, 1831).
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| Biographie
universelle, Ode, Bruxelles. :
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| Donzelot
(François-Xavier, comte), lieutenant général,
né le 7 janvier 1764 à Mamirolle, département
du Doubs. Il entra au service en 1785, dans le régiment de
Royale Marine en garnison à l'île de Corse. Quelques
années après, il quitta ce régiment pour être
attaché á 1'état-major du gouvernement militaire
de l'Alsace. En 1793, il rentra dans le service actif, servit à
l'armée du Rhin sous les généraux Desaix et Moreau,
et était à la brillante retraite de ce dernier, et en
commandait l'aile droite. Il fit, comme adjudant général,
la campagne de Hollande, sous les ordres du général
Pichegru ; il fut ensuite envoyé en Italie, d'où il
partit pour l'expédition d'Égypte. L'adjudant général
Donzelot prit part à presque toutes les affaires et s'y distingua
par son courage et son sang-froid. A son retour en France, il fut
adjoint au ministère de la guerre du prince Berthier, pendant
deux ans, au bout desquels il partit pour l'armée d'Italie.
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| Il commandait
au siège de Gaëte, et il était sous les ordres
du maréchal Masséna, lorsqu'il fut envoyé gouverneur
des îles Ioniennes à Corfou.
| Voir
:
République des Sept-îles
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| L'habileté
que le général Donzelot avait montrée dans les
différents postes qu'il avait occupés, et son caractère
ferme et intègre avaient été les motifs de cette
nomination. Son autorité dans les îles Ioniennes fut
pleine de sagesse et de modération ; il y fit naître
l'abondance et fleurir une industrie qui y avait été
inconnue jusqu'alors.
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| Toutes ses relations,
et surtout celles qu'il eut avec le trop fameux Ali, pacha de Janina,
prouvent combien il mettait de soin à servir les intérêts
de sa patrie.
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| En 1814, les
îles Ioniennes ayant été cédées
aux Anglais par les traités, le général Donzelot
fut obligé de quitter son gouvernement. En 1815, Waterloo fut
témoin de son intrépidité comme de celle de tant
de braves qui y périrent.
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Abandonné
par le chef d'état-major de sa division* et par ses officiers,
il resta seul sur ce champ de carnage, et il se retira derrière
la Loire avec les restes de l'armée qui n'avaient pas abandonné
leurs drapeaux. Il en fut nommé le chef d'état-major
général, en remplacement du maréchal Soult.
Désigné en 1816, parmi les inspecteurs généraux
qui devaient réorganiser l'armée sous le ministère
du due de Feltre, il achevait sa tournée lorsque Louis XVIII,
qui avait su apprécier son caractère et ses talents,
le nomma gouverneur de la Martinique. Les premiers actes de son administration,
empreinte du caractère de sagesse dont il avait donné
des preuves fréquentes durant sa carrière, lui concilièrent
d'abord l'affection et l'estime des colons de la Martinique.
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*A Waterloo,
le chef d’état-major de la 2e division d’infanterie (Donzelot)
était l’adjudant commandant Devienne. Les maréchaux
de camp commandant les brigades était le général
baron Schmidt et le général baron Aulard
.
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| Malheureusement
il ne réussit pas à faire régner la concorde
entre la caste des blancs et celle des gens de couleur libres, qui
se font constamment une guerre sourde et animée. Sans cesse
entouré des propriétaires blancs qui voulaient exploiter
à leur profit tous les éléments de prospérité
qu'offre la colonie, et jouir seuls de la liberté, Donzelot
se laissa trop facilement persuader que les gens de couleur libres
étaient animés de l'esprit le révolte et travaillaient
à faire subir à la Martinique le sort de Saint-Domingue.
A la suite d'une révolte, plusieurs hommes de couleur furent
condamnés. Arrivés en France, ces malheureux réclamèrent
contre l'excessive rigueur du jugement qui les avait frappés.
M. Isambert parvint à faire annuler le jugement et l'affaire
fut portée devant le tribunal de la Guadeloupe, qui infirma
celui de la Martinique. Donzelot fut remplacé et il se retira
à Mamirolle où il mourut en 1843.
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