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Dernière modification: 19/12/2005 Dragons En
1789, l’arme des dragons était composée de 18 régiments de dragons (numérotés
de 1 à 18) et de six régiments de chasseurs à cheval (numérotés de 1 à
6). La
loi du 21 février 1793 porte les 18 régiments de dragons à 4 escadrons
de 170 hommes par régiment. D’après
le tableau de l’emplacement des troupes qui composent les armées de la
République française, à l’époque du 1er vendémiaire an 7 (22 septembre
1798), publié dans le Journal militaire du 10 vendémiaire an 7, il existe
à ce moment 20 régiments de dragons : Les
1er , 2e, 6e, 7e, 8e, 11e, 12e, 13e, 17e, sont à l’armée de Mayence ; les
3e, 14e, 15e, 18e, 20e ont
leur dépôt à Marseille ; les
4e, 5e, 10e, sont à l’armée d’Angleterre ; le
9e en Helvétie ; les
16e, 19e en Italie. Le
même document indique que le 21e régiment a été incorporé dans les 1er,
2e, 7e, 11e, 12e, et 16e régiments. La
loi du 23 fructidor an VII (9 septembre 1799), relative au personnel de
la guerre, fixait à quinze le nombre des régiments de dragons. Chaque
régiment devait totaliser 942 hommes, répartis en 4 escadrons de deux
compagnies. Chaque
compagnie était composée d’un capitaine, un lieutenant, deux sous-lieutenants,
un maréchal-des-logis chef, 4 maréchaux-des-logis, 1 brigadier-fourrier,
8 brigadiers, 96 dragons
et 2 trompettes. L’état-major
comprenait, outre le chef de brigade,
2 chefs d’escadrons, 2 adjudants-majors, 2 adjudants sous-officiers,
1 quartier-maître, 1 chirurgien-major, 1 artiste vétérinaire, 1 maître
sellier, 1 armurier-éperonnier, 1 tailleur et 1 bottier. Les
quinze régiments de dragons devaient donc totaliser 14.130 hommes. Néanmoins, les régiments de dragons restèrent au nombre de vingt, ainsi que l’indique l’Etat militaire de l’an VIII. « Il
y a vingt régiments de dragons. Chaque régiment de dragons est composé
d'un chef de brigade, 2 chefs d'escadron, 1 quartier-maître, 1 chirurgien
major, 1 artiste -vétérinaire, 4 maîtres ouvriers, 2 adjudants-majors,
2 adjudants-sous-officiers, 8 capitaines, 8 lieutenants, 16 sous-lieutenants,
8 maréchaux-des-logis chefs, 32 maréchaux-des-logis, 8 brigadiers-fourriers,
64 brigadiers, 768 dragons et 16 trompettes. » Le même ouvrage tirait les conclusions de l’expérience de la guerre pour l’arme des dragons : « Les
dragons, primitivement infanterie à cheval, ont éprouvé
en partie le même inconvénient de la variété dans leur monture
; mais l'ont énergiquement suppléée par leur courage. Leur équipement
n'a été changé que dans le volume du fusil à baïonnette, transformé pour
la plupart en mousqueton, qui dès lors ne donne plus au dragon la faculté
du service à pied, et surtout de la baïonnette, dont il a fait un si brillant
usage dans toutes les guerres. Plusieurs régiments même avaient quitté
le mousqueton. Il est indispensable de rendre au dragon son armure et
son double service, ou qu'on le réduise à celui de la cavalerie, car dès
lors la baïonnette lui devient inutile et son équipement pour le service
à pied ne serait qu'une surcharge, suite de sa première institution. Le
projet de nouvelle organisation porte les dragons à 15 régiments, formant
un total de 14.130 hommes. » Uniformes. L’uniforme
porté par les dragons en 1801 est toujours réglé théoriquement par le
règlement du 1er octobre 1786 et l’instruction provisoire sur
l’habillement des troupes, du 1er avril 1791. Le
fond de l’habit est vert foncé (vert dragon), la doublure et les retroussis
sont de la couleur distinctive attribuée à chaque régiment L’instruction
de 1791 divise les 18 régiments de dragons en trois séries de six, ayant
chacune sa couleur distinctive : écarlate, cramoisi et rose foncé. Tous
portent dorénavant les boutons blancs. A
la création de nouveaux régiments (19, 20 et 21), c’est
la couleur jonquille qui leur est attribuée. (à
suivre.) 2e dragons (un groupe de reconstitution)
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