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Dernière
modification le 12 janvier 2006.
Dubois
Dubois
(Louis-Nicolas). (1758-1847).
Né à Lille le 20 avril 1758.
Il étudia le droit à Paris, fut avocat au Parlement de Paris,
puis procureur au Châtelet (1783).
Nommé juge au Tribunal civil du département de la Seine
le 1er frimaire an 4 (22 novembre 1795), il est nommé à
la tête de la Préfecture de police de Paris, créée
par l’arrêté du 28 pluviôse an VIII.
L’incendie du bal du prince de Schwarzenberg, le 1er juillet 1810,
entraîna la disgrâce de Dubois, remplacé par Pasquier.
Notice biographique
de Dubois dans la Biographie moderne 1815.
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Dubois
(Louis-Nicolas-Pierre-Joseph), comte, conseiller d’Etat, préfet
de police, législateur, commandant de la légion d’honneur,
etc. Né à Paris, le 20 janvier 1758, il était
procureur au Châtelet à l’époque de la révolution,
dont il embrassa la cause ; devint ensuite commissaire du directoire
près de la 10e municipalité de la capitale, et enfin
membre du bureau central, après le 18 brumaire. Elevé
peu après à la dignité de préfet de police,
il montra dans cette place difficile beaucoup de sévérité,
pour ne pas dire d’injustice ; se rendit l’instrument docile de la
tyrannie de Bonaparte ; se prêta complaisamment à toutes
les conspirations réelles ou factices, qu’il lui plut de faire
naître ou d’inventer pour frapper indistinctement tous les partis,
et obtint enfin le titre de conseiller d’état et la décoration
de commandant de la légion d'honneur. On doit néanmoins
ajouter qu’il rendit à la police de Paris une partie de son
utilité première et qu’il perfectionna sous bien des
rapports les diverses branches de cette importante administration.
Remplacé en 1810, par M. le baron Pasquier, et rappelé
au conseil d’Etat, il y siégea jusqu ’à la déchéance
de Bonaparte, à laquelle il adhéra le 11 avril 1814.
Le collège électoral de Paris l’ayant nommé,
en 1815, à la chambre des représentants, on l’y entendit,
le 24 juin, proposer l’abolition de la confiscation des biens, et
profiter de cette circonstance pour donner un dernier coup d’encensoir
à Napoléon. « Le grand acte de dévouement
qui vient d’avoir lieu, dit-il, le sacrifice magnanime fait par l’empereur
à la face de l’Europe, est un grand exemple pour vous d’être
justes ; vous dire un mot de cette belle page d’histoire de Napoléon,
c’est tourner naturellement vos esprits vers le développement
d’une conception généreuse, l’abolition de la confiscation
des biens. » Depuis le retour du roi, M. le comte Dubois est
rendu à la vie privée. (13 janvier 2006) |
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Portrait
du préfet de police Dubois tracé par son successeur, Pasquier
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La
place de préfet de police était occupée par M.
Dubois qui la remplissait depuis l’origine du gouvernement consulaire
; c’était un homme de peu d’esprit, sans méchanceté,
mais sans aucun principe arrêté sur quoi que ce fût.
Le pouvoir absolu ne pouvait rencontrer un instrument plus docile
et plus dévoué. Uniquement occupé du soin de
conserver sa place et d’accroître sa fortune, il était
peu difficile sur le choix des moyens qui pouvaient lui assurer ce
double avantage. Sorti d’une étude de procureur dans laquelle
il avait achevé son éducation, ses manières étaient
communes pour ne pas dire triviales, et ses liaisons se ressentaient
du mauvais goût dont toute sa personne portait l’empreinte.
Il avait assez récemment épousé la fille d’une
femme de chambre avec laquelle on lui avait connu, pendant de longues
années, une intimité fort scandaleuse. Ce mariage avait
ajouté à la déconsidération dont il était
atteint, et on comprenait difficilement qu’un pareil homme eût
trouvé le moyen de conserver aussi longtemps une place de cette
importance. Cela s’explique cependant par l’inimitié qui existait
entre lui et M. Fouché. |
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