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Dernière modification: 26/02/2006
Empire Ottoman
Voir : Turquie
Un petit almanach pour l'année 1792 (Almanach
d'éducation ou Abrégé de toutes les sciences à l'usage des enfants de
six ans jusqu'à douze et au-dessus, Paris 1791), à l'usage
des enfants, contient des notions de géographie politique qui donnent
une bonne approche du monde tel qu'il était à l'époque, sous une forme
simplifiée qu'on trouverait difficilement ailleurs. On y trouve, sous
forme de questions et de réponses, quelques
notions élémentaires sur l'Empire ottoman.
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Capitan
Pacha :
Encyclopédie, tome second,
1751 :
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CAPITAN
BACHA ou CAPOUDAN BACHA, s. m. ( Hist. mod. ) c'est en Turquie le
grand amiral. Il possède la troisième charge de l'empire, et a fur
mer autant de pouvoir que le grand-visir en a sur terre. Ce commandant
n'avait point autrefois le titre de capitan bacha ou d'amiral; il
n'était que beg de Gallipoli. Soliman II institua cette charge en
faveur du fameux Barberousse, et y attacha une autorité absolue sur
tous les officiers de la marine et de l'arsenal, que le capitan bacha
peut punir, casser et faire mourir dès qu'il est hors du détroit des
Dardannelles. Il commande dans toutes les terres, les villes, châteaux,
et forteresses maritimes ; visite les places, les fortifications,
les magasins ; ordonne des réparations, des munitions de guerre et
de bouche; change les milices, et tient conseil pour recevoir les
plaintes des officiers.
Lorsque cet officier est à Constantinople, il a droit de police dans
les villages de la côte du port et du canal de la mer Noire, qu'il
fait exercer ou par son keaja ou lieutenant, ou par le bostangi
bachi.
La marque de son autorité est une grande canne d'Inde, qu'il porte
à la main dans l'arsenal et à l'armée. Son canot, par un privilège
réservé seulement au grand-seigneur, est couvert d'un tendelet, et
armé d'un éperon à la proue. Il dispose des places de capitaines de
vaisseau et de galère, vacantes par mort.
Cet officier a une copie de l'état des troupes de mer et des fonds
destinés pour l'entretien des armées navales. Trois compagnies de
Janissaires composent sa garde : elles débarquent partout où la flotte
séjourne, et campent devant la galère du général. Sa maison, sans
être aussi nombreuse que celle du grand visir, est composée des mêmes
officiers; et quand la flotte mouille dans un port, il tient un divan
ou conseil composé des officiers de marine.
Le capitan bacha jouit de deux sortes de revenus, les uns fixes,
et les autres casuels. Les premiers proviennent de la capitation des
îles de l'Archipel , et certains gouvernements et bailliages de la
Natolie et de Romelie, entre autres de celui de Gallipoli, que le
grand-seigneur lui donne en apanage avec la même étape que celle du
grand-visir. Ses revenus casuels consistent en ce qu'il tire de la
paye des bénévoles, & de la demi-paye de ceux qui meurent pendant
la campagne, qu'il partage avec le Tersana Emini. Il a encore le cinquième
des prises que font les begs , et loue ses esclaves pour mariniers
et rameurs sur les galères du grand-seigneur, à raison de 50 écus
par tête, sans qu'ils lui coûtent rien à nourrir ni à entretenir ;
parce qu'au retour de la flotte, il les fait enfermer avec ceux de
sa hautesse. Les contributions qu'il exige dans les lieux où il passe,
augmentent considérablement ses revenus casuels. Guer, Mœurs
& usages des Turcs, tom. II. ( G ).
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Voir : Janissaires
Bagdad,
Bagdatum, v. d'Asie, sur le bord oriental du Tigre.
Elle fut bâtie par le calife Abugjasar Almanzor, l'an de J.C. 762. Elle
est grande et assez marchande, mais peu peuplée et mal bâtie. Les murailles
sont de brique. Les Nestoriens y ont une église. Les Turcs la prirent
à la fin de 1638, après y avoir perdu 40.000 hommes. Il ne faut pas la
confondre avec Babylone qui était sur l'Euphrate. Elle est à 100 lieues
N. p. O. de Bassora, 60 S. p. E. de Mosul. L. 63. 15. lat. 33. 20. (Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758.)
Bagdad,
Bagdalum, v. d'Asie, sur le bord oriental du Tigre. Elle fut
bâtie par le calife Abugiar Almanzor, l'an de J.C. 762. Elle est grande
et assez marchande, mais peu peuplée et mal bâtie. Il s'y fabrique beaucoup
de maroquins rouges. Les Turcs la prirent à la fin de 1638, après y avoir
perdu 40.000 hommes. Il ne faut pas la confondre avec Babylone, qui était
sur l'Euphrate. Elle est à 100 lieues N. q. O. de Bassora, 60 S. q. E.
de Mosul. L. 63. 15. lat. 33. 20. (Vosgien, Dictionnaire
géographique portatif, 1809.)
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