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Dernière modification: 15/5/2006 Faits divers La machine infernale de Bourgtheroulde Affaire Tartanson : - Le tribunal criminel
de la Seine s’est occupé pendant toute la journée du 15, de l’affaire
du nommé Tartanson, dit Carbonnel, originaire de la Martinique, accusé
d’assassinat non-consommé envers la fille Leclerc, qu’il a blessée de
22 coups de couteau. Il règne beaucoup d’incertitude sur les causes qui
l’ont porté à ce crime. Il assure que la fille Leclerc était une fille
publique qu’il fréquentait depuis quelque temps ; que cette femme ayant
conçu de la jalousie, avait cherché à l’assassiner, et que c’était en
parant les coups, en repoussant le couteau, qu’il lui avait fait des blessures,
dont quelques-unes sont au cou, derrière la tête, et une autre au bas
de la cuisse. Il a accompagné cette explication de détails vraiment dégoûtants,
que ses conseils ont eu la loyauté d’abandonner. C’est sur le dessein
de tuer, et principalement sur la préméditation
de l’homicide, qu’ils ont fait rouler sa défense. Ils ont supposé
qu’étant venu chez la fille Leclerc, l’ayant trouvé rebelle à ses désirs,
il avait pu se porter d’abord à des menaces, et ensuite à des excès contre
lesquels la loi punit d’une peine afflictive, autre que la peine de mort.
Les jurés sont entrés en délibération à neuf heures du soir : ils n’étaient
point encore rentrés le lendemain à midi. Il y a tout lieu de croire que,
n’ayant pu s’accorder à l’unanimité, ils passeront les 24 heures. (Journal
de Paris, 17 vendémiaire an 10.) - Les jurés, dans l’affaire Tartanson, ne pouvaient être divisés que sur le point important de la préméditation. Aussi ont-ils déclaré unanimement que l’attaque à dessein de tuer avait été effectuée par l’accusé, contre Catherine Leclerc, et à la majorité d’onze voix contre une, qu’il avait commis ce crime avec préméditation. - Tartanson a entendu avec le même sang-froid qui ne l’avait pas abandonné pendant tout le débat, la condamnation à mort prononcée contre lui par le tribunal. (Journal de Paris 18 vendémiaire an 10.) Italie Italie. Pendant que l’on
faisait, à Viterbe, la procession de Sainte-Rose, patronne de cette ville,
une dame tomba d’un endroit très élevé. Cette chute occasionne une grande
commotion dans le peuple ; le désordre et le trouble s’emparent à l’instant
de tous les esprits, qui ignoraient la cause du premier tumulte. La foule
se met à fuir de terreur ; grand nombre de personnes sont renversées ;
les prêtres qui assistaient à la processions avec des cierges, sont entraînés
dans la foule. Le désordre se communique à l’endroit où était l’image
de la Sainte ; les gens qui la portaient prennent la fuite, les cierges
mettent le feu au brancard, tout devient la proie des flammes. Trente-cinq
personnes ont péri dans cette affaire. (Journal de Paris, 14 vendémiaire
an 10.)
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