En 1799, il obtint à l’armée d’Helvétie les grades d’adjudant général, puis de
chef de brigade. En 1800, il combattit à l’armée du Rhin sous Moreau, et
devint en 1801 colonel du 5e régiment d’artillerie légère. Républicain
convaincu, Foy fut compromis dans l’affaire du général Moreau. Il vota
contre l’Empire, ce qui lui valut de rester longtemps sans avancement.
En 1807, il
fut envoyé à Constantinople pour organiser l’artillerie turque, et il se
distingua à la défense des Dardannelles contre la flotte anglaise.
Passé à
l’armée du Portugal, il fut nommé général de brigade après la bataille de
Vimeiro (3 septembre 1808). Nommé général de division par Napoléon après
qu’il lui ait rendu compte de la situation des armées d’Espagne. Il prend
une part active à toutes les campagnes de la Péninsule et des Pyrénées,
jusqu’à la bataille d’Orthez, où il est gravement blessé.
Nommé
inspecteur général d’infanterie en 1814, il se rallia à l’Empire pendant
les Cent-Jours et commanda la 9e division d’infanterie (2e corps d’armée,
lieutenant général Reille) dans la campagne de Belgique. Il reçut à Waterloo
la 15e blessure de sa carrière.
Nommé député
de l’Aisne en 1819, il se distingua comme orateur du parti libéral.
Le général
Foy est mort à Paris le 28 novembre 1825.