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Dernière modification: 15/12/2005
Garde de Paris 1802-1812
Historique - Uniformes
-
Historique
Au début du Consulat, le service de la ville de Paris était encore
confié, d'une façon théorique, à la garde nationale. En fait, les
citoyens ne faisaient plus de service effectif, celui-ci étant confié
en leur nom à des militaires soldés, désignés sous le nom de "remplaçants".
Le 4 octobre 1802 (12 vendémiaire
an XI) un arrêté des Consuls créa la "Garde municipale de
Paris".
Elle devait être composée de 2.154 hommes d'infanterie répartis en
deux régiments, et d'un escadron de 180 cavaliers.
Le premier bataillon du premier régiment était destiné au service
des ports, le second bataillon à celui des grandes barrières. Les
deux bataillons du second régiment étaient destinés au service de
l'intérieur de la ville.
La garde devait être placé sous la tutelle du préfet de la Seine,
qui présidait le conseil d'administration du corps. Les officiers
étaient nommés par le Premier Consul sur présentation du préfet de
la Seine. Trois maires de Paris, nommés par le préfet, remplissaient
près des deux régiments les fonctions usuellement confiées aux inspecteurs
aux revues. Ces dispositions initiales marquaient une sujétion de
la garde au garde au pouvoir civil.
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En octobre 1805, un détachement de la garde
de Paris, composé des premiers bataillons des premier et deuxième régiments,
et de l'escadron de dragons, placé sous les ordres du colonel Rabbe (connu
pour son rôle dans l'affaire du général Malet) et du chef de bataillon
Bardin rejoint l'armée en Hollande. Ce détachement
ne combattit pas au cours de cette campagne, et rentra à Paris en février
1806.
La garde municipale continua d'être régie
par l'arrêté du 12 vendémiaire an XI jusqu'au18 mai 1806, date à laquelle
un décret impérial apporta de grandes modifications à l'organisation de
la Garde de Paris, qui était soustraite au pouvoir civil pour être placée
sous les ordres du ministre de la guerre.
Des bataillons de la Garde de Paris prirent part à des opérations de guerre
en Allemagne (siège de Dantzig, Friedland.) et en Espagne.
En février 1812, la garde de Paris fut reformée en un seul régiment à
deux bataillons de six compagnies. Trompé par le général Malet, le régiment
fut utilisé dans sa tentative de coup d'état en novembre 1812. Le régiment
disgracié quitta la ville de Paris, fut dissous, et ses bataillons formèrent
le 134e régiment d'infanterie de ligne, qui fut pratiquement anéanti avant
la fin de l'année 1813.
Uniformes.
L'uniforme de la
garde de Paris fut déterminé par l'arrêté du
12 vendémiaire an XI.
Au premier régiment fut attribué un habit vert, doublé
de blanc, avec veste et culotte blanches, guêtres noires, parements,
collet et revers rouges.
Le deuxième reçut l'habit rouge, veste et culotte blanches,
parements, collet et revers verts, guêtres noires. Le bouton était
jaune, du modèle de celui de la garde nationale, avec pour légende
"garde soldée de Paris". La forme de la coiffure, de
l'habit et de la chaussure devait correspondre à celle établie
pour l'infanterie de ligne. L'arrêté de création prévoyait
même que les différentes parties de l'habillement, de l'équipement
et de la chaussure seraient confectionnées sous la surveillance
des maîtres ouvriers et, "autant que faire se pourra, par les
soldats, leurs femmes et leurs enfants "(art 25).
La notice accompagnant
la "Collection des Uniformes des Armées françaises,
de Vernet et Lami (1822) donne les renseignements suivants sur l'uniforme
de la Garde de Paris :
A la formation,
en 1806* le premier régiment porta l'habit vert, collet, revers,
parements et retroussis rouges; le deuxième, habit rouge, collet,
revers, parements et retroussis verts : tous deux avaient le chapeau avec
pompon à la couleur des compagnies; culotte blanche, et grandes
guêtres, qui en campagne furent coupées en bottes. A l'époque
de 1808, l'uniforme blanc, avec collet, revers, parements et retroussis
verts remplaça les habits verts et rouges. On donna aux grenadiers
le bonnet à poil et des épaulettes rouges, et aux voltigeurs
le schako et les épaulettes chamois. - Equipement et armement comme
la troupe de ligne.
* Erreur dans la
date. Lisez 1802.
(à
suivre.)
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Pour plus d'informations sur la Garde de Paris, voir
Planche GT 2.

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