Dernière
modification le 16 avril 2005.
1er
Corps des Hussards de la Liberté
Ce corps est organisé,
à Saint-Germain, le 17 septembre 1792,
par le général Ligonnier, avec le citoyen Louis Ruttau pour
chef de brigade.
L'état-major et les capitaines seulement sont nommés par
le pouvoir exécutif. Les autres grades le sont à l'élection.
Le corps part pour Wissembourg le 7 novembre, arrive à Spire le
10 décembre et fait partie de l'armée du général
Munier, chargé de surveiller Manheim.
Les dilapidations y sont à l'ordre du jour. Les commissaires des
guerres constatent que tout est dans un état déplorable
sous le rapport du recrutement, de la remonte, de l'habillement, de l'équipement,
du harnachement, etc.
Les représentants du peuple à l'armée du Rhin reconnaissent
la nécessité de donner le commandement à un militaire
qui, par un service habituel dans les troupes à cheval, ait acquis
les connaissances nécessaires pour réorganiser ce corps
et le mettre dans l'état de rendre à la patrie tous les
services auxquels il est poussé par son ardeur patriotique.
Le 14 février 1793 le maréchal de camp Lafarelle, employé
a l'armée des Vosges, écrit de Frankentahl au ministre de
la guerre que « conformément aux ordres du, général
Custine, il a passé la revue des chevaux du 1er corps des Hussards
de la Liberté. 25 atteints de la morve ont du être abattus
sur-le-champ ; 73 ont été réformés et les
meilleurs conservés pour compléter un escadron de guerre,
actuellement vers Manheim. Les autres seront versés au dépôt
du fort Louis où l'on tentera de les refaire. Du reste, tous ces
chevaux manquaient complètement de soins, n'étaient pas
pansés depuis longtemps. Le corps se retranche derrière
le manque d’argent qui n'a pas permis d'acheter les effets nécessaires
pour cela. Il est utile qu'on lui donne, au plus tôt, un chef capable.
Les hommes sont pleins d'ardeur et d'envie de s'instruire. »
Le chef de brigade Ruttau passe devant quatre tribunaux sous la prévention
de dilapidations et est acquitté. Son successeur Westermann est
destitué et, en 1794, fait des démarches pour être
replacé à la tête d'un régiment.
Le 12 floréal an II (1er mai 1794),
le 1er corps des Hussards de la Liberté forme le 7e
régiment bis de Hussards.
(Source : Les
Corps francs de cavalerie pendant la Révolution, article paru
en octobre 1891 dans le Spectateur militaire.)