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| Dernière modification: 31/08/2003 Jérôme Bonaparte Jérôme Bonaparte,
dernier frère de l’Empereur est né à Ajaccio le 15 décembre 1784, Il fit
des études au collège de Juilly puis rentra dans la marine. Aspirant au moment
de l’établissement du Consulat, lieutenant de vaisseau après le 18 brumaire,
il prit part à l’expédition de Saint-Domingue en 1801, et rentra en France
avec les dépêches du général Leclerc. Il repartit pour la Martinique sur la
frégate l’Epervier, mais quitta son poste et épousa une riche héritière de
Baltimore, ce qui irrita fort Napoléon, qui fit casser le mariage. Jérôme
était contre-amiral en 1806, commanda un corps de Bavarois et de
Wurtembourgeois avec le grade de général de division, occupa la Silésie et
fut fait roi de Westphalie en 1807. Il
commanda un corps pendant la campagne de Russie, mécontenta Napoléon par sa
conduite et fut renvoyé dans sa capitale, Cassel. Retiré
à Trieste après le traité de Fontainebleau, il rejoignit son frère au moment
des Cent-Jours, et reçut le commandement d’une division (6e division
d’infanterie). On
en est encore à se demander si Jérôme a dû sa rapide ascension dans la hiérarchie
militaire à ses talents personnels, ou au fait qu'il était le frère de
l'Empereur. Napoléon, lui, semblait se faire une piètre idée du talent de son
frère : “Jérôme n'aime que le faste,
les femmes, la représentation et les fêtes”, disait-il à Caulaincourt.
“Mes frères ne me secondent pas. Ils
n'ont des princes que la sotte vanité et aucun t alent.” La
brillante conduite que certains narrateurs ont attribuée à Jérôme lors de la
campagne de 1815 ne semble pas avoir modifié l'opinion de Napoléon, puisqu'il
disait à Bertrand, le 10 janvier 1821, que Jérôme n'était pas capable de
conduire cent hommes à l'ennemi. C'est probablement pour cette raison qu'il lui
avait adjoint le général Guilleminot pour l'assister dans la direction
de sa division. Jérôme
fut blessé légèrement aux Quatre-Bras (une balle se logea dans le pommeau de
son épée). Mais sa division perdit deux mille cinq cents hommes, et fut donc réduite
à cinq mille combattants. Après
Waterloo, il reprit le chemin de l’exil, et ne rentra en France qu’en 1848.
Il fut alors nommé gouverneur des Invalides, et maréchal de France (1850). Après
le coup d’état de Napoléon III, il fut nommé président du sénat, et
mourut en 1860. |
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