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Dernière modification le 28 juillet 2005.

Lambrechts

Biographie Moderne, Leipzig 1806 :

Lambrechts, citoyen belge, docteur en droit à Louvain, était sur le point d’être nommé membre du grand-conseil de Malines, lorsque les armées impériales abandonnèrent les Pays-Bas en 1794. Il se tourna alors du côté du gouvernement français, se prononça pour le système républicain, réussit à se faire nommer, après le 18 fructidor an 5 (4 septembre 1797) au ministère de la justice, à la place de Merlin de Douai et le garda jusqu’à l’entrée de Sieyès au directoire. Il eut alors, en juillet 1799, Cambacérès pour successeur et devint président du département de la Dyle. Après la révolution du 18 brumaire an 8 (9 novembre 1799), il fut appelé au sénat conservateur et nommé, en 1804, command. de la légion d’honneur. Lambrechts passe pour un homme instruit et probe. Il avait été mis sur les rangs en 1798, pour remplacer Rewbell au directoire.

 

Biographie universelle, Ode, Bruxelles, 1844. :

Lambrechts (Charles-Joseph-Mathieu) né à Saint-Trond (Belgique), le 20 novembre 1753 consacra sa jeunesse aux études du droit civil et canonique, fut nommé professeur à Louvain en 1777 , et en 1788, chargé par Joseph Il de visiter les universités d'Allemagne. A la réunion de la Belgique à la France, il dut à son mérite d'être appelé à plusieurs emplois importants, et peu après il remplaça Merlin de Douai au ministère de la justice. Membre du sénat après le 18 brumaire, il se prononça contre les envahissements de Bonaparte, et fut l’un des trois sénateurs qui votèrent contre l'établissement de l'empire. En 1814 il se trouvait à la tète de la minorité, et rédigea les considérants de l'acte de déchéance de Napoléon. Constant dans ses principes, Lambrechts ne prêta point serment à l'empereur pendant les Cent Jours ; en 1819 deux départements le portèrent à la chambre des députés, où sa santé ne lui permit que rarement de paraître. Ce magistrat mourut le 4 août 1825, léguant une partie de sa fortune à divers établissements de bienfaisance. Quoique catholique, il affecta 12,000 fr. à la fondation d'un hospice exclusivement destiné aux protestants aveugles qui ne peuvent être admis aux Quinze-Vingts. Il destina diverses autres donations à réparer des injustices dictées par l'esprit de parti : les unes et, les autres font honneur à l'esprit de tolérance de cet homme éminemment honorable, qui avait encore légué à l'institut une somme de 2.000 fr. pour un prix à décerner au meilleur ouvrage en faveur de la liberté des cultes Le ministre de l'intérieur n'ayant pas autorisé 1'Académie française à accepter ce legs, l'héritier de Lambrechts chargea la société de la Morale chrétienne de mettre cette question au concours et le prix fut décerné en 1826 à M Alexandre Vinet. M. le pasteur Boissard et M. Kératry prononcèrent des discours sur sa tombe. Lambrechts a publié entre autres opuscules : Quelques réflexions à l’occasion du livre de M. l'abbé Frayssinous intitulé : Des vrais principes de l’Eglise Gallicane, Paris 1818. Il a laissé sur sa vie quelques lignes publiées par M. Charles d’Outrepont, son héritier, sous le titre de Notices trouvée dans les papiers de M. le comte Lambrechts, Paris, 1823, in-8°.


 

 

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