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Dernière modification: 22/11/2002

 

Le 3e régiment de Lanciers

 

Un décret du 18 juin 1811 décidait la transformation de six régiments de dragons en régiments de chevau-légers, qui devaient être armés de la lance. Le 8e régiment de dragons devint le 3e chevau-légers lanciers.

Le régiment fut réorganisé le 26 août 1814 sous le nom de  « Régiment Dauphin, 3e lanciers », et fut formé de l'ancien 3e chevau-légers (ex-8e dragons), de l'ancien 22e chasseurs, et du 7e escadron du 2e chevau-légers lanciers de la Garde (Lanciers rouges).

Il fit la campagne de Belgique sous les ordres du colonel Martigue. Il comptait 27 officiers et 379 hommes de troupe.

Sur un état des officiers au moment du licenciement, un chef d'escadron, un adjudant major et un capitaine sont "blessés, restés en arrière", un lieutenant, et 2 sous-lieutenants sont "présumés prisonniers", et un sous-lieutenant est "resté en arrière".

Le régiment fut définitivement licencié le 3 décembre 1815.

 L'habillement fut déterminé par le décret du 18 juin 1811, et fixé définitivement, avec quelques légères modifications, par le décret du 7 février 1812 relatif à l'habillement des troupes à cheval.

Il devait être composé d'un habit-veste, d'un gilet sans manches, d'une veste d'écurie, d'une culotte hongroise de drap, d'un caleçon de toile, d'un pantalon de cheval et d'un manteau.

(Cliquez sur l'image pour la voir en grand.)

L'habit-veste devait être vert à pans courts, les revers longs et carrés s'agrafant du haut en bas ; le collet, les parements en pointe et les revers de couleur distinctive. Une patte à trois pointes, garnie d'un liseré, était placée sur les plis du bas de la taille. Les boutons étaient plats, de métal jaune, avec le numéro du régiment. Les retroussis étaient garnis d'un aigle de drap vert.

Les six régiments de chevau-légers français avaient conservé le fond de l'habillement de couleur verte "afin que le fonds de l'approvisionnement de drap du dépôt puisse servir", écrivait Napoléon le 18 juin 1811.

Les couleurs distinctives pour les six régiments étaient respectivement : écarlate, aurore, rose, cramoisi, bleu céleste et rouge garance.

La culotte hongroise était de drap vert, garnie d'une ganse jaune

Le pantalon porté en campagne, dit pantalon de cheval, devait être de couleur verte, large, et boutonnant sur les cotés de la jambe, du haut en bas et par dessus les bottes, au moyen de dix-huit boutons d'os. Il était à grand pont-levis. Il était bordé, sur les cotés, d'un liseré de la couleur tranchante, et était pourvu de sous-pieds. Il était garni, entre les cuisses et les jambes, d'une peau de veau, qui faisait une manchette au bas de la jambe.

Le gilet était de drap blanc, sans manches, ni épaulettes ; son collet était ouvert. Les boutons du gilet étaient ceux du régiment.

La veste décurie était ronde, à manches, en tricot vert. Elle fermait par dix boutons d'uniforme. A l'écurie, le chevau-léger portait un pantalon de treillis, ample, qui se mettait par-dessus les bottes.

 

 

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