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Dernière
modification le 1er janvier 2007.
Marmont
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Une
des bêtes noires de la légende napoléonienne,
qualifié par le Mémorial de Sainte-Hélène
d'objet d'horreur pour la postérité".
"Tant
que la France existera, on ne pourra entendre le nom de Marmont
sans frissonner d'horreur", lit-on encore dans le Mémorial.
La
réalité est évidemment moins simple, et sera
sans doute traitée plus tard sur ce site.
Marmont
s'attacha au général Bonaparte dès le siège
de Toulon (1793), et fut un de
ses fervents lieutenants lors de son ascension. A ce titre, il est
un témoin particulièrement intéressant de l'histoire
de la Révolution et de l'Empire.
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Biographie
Moderne, Leipzig 1806 : |
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Marmont,
général d’artillerie français, servit longtemps
comme aide de camp du général Bonaparte, qui semblait
avoir en lui une grande confiance, et se distingua en Italie dans
beaucoup d’occasions par son intelligence et sa valeur, notamment
en 1796. On le vit également,
ou diriger l’artillerie, ou commander des colonnes, et ce fut lui
qui fut envoyé à la fin de septembre 1796 à Paris,
pour remettre au directoire 22 drapeaux pris en 14 jours sur les Autrichiens.
Le 1er octobre, il reçut son audience publique, et rendit compte
des victoires de l’armée d’Italie, qui avait, dans cette seule
campagne, fait à l’ennemi 47 mille prisonniers, et lui avait
enlevé 280 pièces de canon et 49 drapeaux. En 1797,
il fut chargé de proposer au congrès cispadan les principaux
articles du projet pour l’installation du gouvernement. Il continua
de servir avec succès, partit avec l’expédition d’Egypte
; se distingua à l’attaque de Malte, enleva le drapeau de l’ordre,
à la tête de la 19e demi-brigade ; et fut nommé
à cette époque général de brigade d’artillerie.
De retour en France, il fut un de ceux que le général
Bonaparte employa avec plus de confiance au moment de la révolution
de Saint-Cloud. Il lui donna sur-le-champ le commandement du poste
de l’école militaire, ensuite du corps de l’artillerie dans
la capitale ; le nomma, en décembre, conseiller d’état,
section de la guerre, et le chargea, au commencement de 1800, d’aller
négocier en Hollande un emprunt de quelques millions. Il accompagna
ensuite Bonaparte à l’armée de réserve et en
Italie, où il commanda en chef l’artillerie, et fut faut, à
cette époque, général divisionnaire dans cette
arme. C’est lui qui, en mai 1802,
présenta au corps législatif le projet de formation
de la légion d’honneur. Le 30 août, il fut nommé
premier inspecteur général d’artillerie ; accompagna
le premier consul dans son voyage de Bruxelles, en juillet 1803 ;
présida, en janvier 1804, le collège électoral
de la Côte d’Or, dans lequel il est le né ; obtint peu
après le commandement en chef de l’armée gallo-batave
; fut nommé, en février 1805, colonel général
des chasseurs à cheval, et décoré du cordon rouge.
Lors de la reprise des hostilités avec l’Autriche, le général
Marmont fit employé à la grande armée. Il passa
le Rhin sur le pont de Cassel en septembre 1805 ; pénétra
en Bavière ; contribua à la prise d’Ulm, par la hardiesse
de ses manœuvres et la sagesse de ses positions ; battit de nouveau
les Autrichiens à Weyer, le 8 novembre, et à Leoben
le 13 du même mois. Il s’empara ensuite de Gratz et de toute
la Syrie, et continua de se distinguer jusqu’à la fin de la
campagne. Il occupait encore Trieste en février 1806, après
la paix de Presbourg. |
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de
Chesnel, Encyclopédie militaire et maritime : |
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Marmont
(Auguste-Frédéric-Louis Wiesse de), duc de Raguse. Maréchal
de France, né à Châtillon-sur-Seine en 1774, mort
en 1852. Sous-lieutenant en 1789, il alla à l’école
de Châlons pour se former au service de l’artillerie ; se trouva
au siège de Toulon où Bonaparte le prit en affection
; il accompagna ce général en Italie, en qualité
d’aide de camp ; fit partie de l'expédition d'Égypte,
commanda l'artillerie au passage du mont Saint-Bernard, fut nommé
général de division après la journée de
Marengo. Dans la campagne d'Allemagne de 1805, il occupa la Styrie,
passa dans la Dalmatie, et se maintint dans Raguse contre les Russes
et les Monténégrins qu'il battit à Castel-Nuovo.
Chargé, en 1809, après la victoire de Wagram, de poursuivre
l'ennemi, il le battit à Znaïm, ce qui amena des propositions
de paix de la part de l'archiduc Charles. Il fut gouverneur général
des provinces illyriennes. Il remplaça, en 1811 Masséna
dans le commandement de l'armée de Portugal, opéra sa
jonction avec Soult, fit lever le siège de Badajoz, et tint
pendant quinze mois Wellington en échec. Atteint d'un coup
de canon à la bataille des Arapiles, en 1812, il s'y vit arracher
la victoire. Il commanda le 6e corps à Lützen, Bautzen,
Würtzen, Dresde et Leipzig; contint longtemps l'ennemi sur les
bords du Rhin en 1814; combattit
à Brienne; détruisit à Champaubert un corps d'armée
russe, dont il fit prisonnier le général, Alsuvief.
Il surprit dans Étoges et enleva la division du général
Ouroussoff; chassa Blücher de Meaux et le battit au Gué-à-Trem.
Il livra, de concert avec le général Mortier, n'ayant
que des troupes épuisées, la dernière bataille
de cette héroïque campagne aux portes de Paris, qu'il
fallut rendre, et se retira avec ses troupes à Essonne, près
de Fontainebleau.
C'est alors que, sans en avoir mission, il traita avec le gouvernement
provisoire et les alliés, et que pour ce fait il fut accusé
de trahison. Chargé par Charles X, en juillet 1830, de réprimer
l'insurrection, il ne put y parvenir, et il accompagna le roi à
Cherbourg à la tête de la garde royale, après
quoi il se retira en Autriche, voyagea ensuite en Hongrie, dans la
Russie méridionale et la Turquie, et alla terminer ses jours
à Venise. Il a écrit ses Voyages, et un livre
fort estimé sur l'Esprit des institutions militaires. |
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Mémoires
de Marmont
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