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   Nouvelles du Jour   >  décembre 1798

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Nouvelles du jeudi 6 décembre 1798

 
16 frimaire an VII
 

 

Paris, le 16 frimaire an 7.
- Les nommés Deschamps, Daumer et Laurent avaient été condamnés à périr sur l'échafaud par le conseil de guerre. Après la lecture qui leur a été donnée de leur jugement par le capitaine rapporteur, dans leur prison, Deschamps, l'un d'eux, a décidé de sang-froid ses complices à la mort, et a fait les fonctions de bourreau ; il a pendu Laurent et Daumer avec une corde fabriquée du tissu de leurs chemises ; cette courageuse exécution consommée, il a vainement essayé de se détruire, la corde n'a pas répondu à ses désirs. Deschamps est à l’infirmerie de la Force, et perdra la vie sous le glaive de la loi.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 17 frimaire an 7.)

 

 

 

 

N.B. Le directoire exécutif a adressé aux deux conseils, un message qui a été lu en secret dans celui des cinq-cents, et en public dans celui des anciens.
Dans ce message, le directoire annonce au corps législatif que la cour de Naples vient enfin de jeter le masque, et de répondre, par un commencement d'hostilités, à la modération que la République française n'a cessé d'opposer aux insultes, aux outrages et aux perfidies qu'elle lui a prodigués depuis plus de six mois.Les troupes napolitaines, sous le commandement du général Mack, ont attaqué les troupes françaises stationnées dans la République romaine.
La cour de Turin, également perfide, fait cause commune avec celle de Naples, et le directoire propose formellement au corps législatif de déclarer la guerre à ces deux cours.
A ce message étaient jointes deux lettres, l'une du général Championnet, commandant en chef les troupes françaises stationnées dans la République romaine, adressée au général Mack, commandant les troupes napolitaines. Par cette lettre, le général français demande au général commandant les troupes napolitaines la raison du mouvement de ces troupes, et de l'attaque qu'elles se sont permises envers les troupes françaises sur la frontière limitrophe des États de Rome et de Naples. La seconde est la réponse du général Mack, qui déclare que le roi de Naples et l'empereur n'ayant jamais reconnu la République romaine, il a reçu des ordres du roi de Naples, sous la propre personne duquel il commande l'armée, d'entrer sur le territoire romain, et d'occuper cet Etat. Il requiert en conséquence du général Championnet de faire évacuer le territoire de la République romaine, et déclare que le roi des Deux-Siciles a donné ordre aux généraux commandants les diverses colonnes, de ne commettre aucune hostilité contre les troupes françaises, si elles voulaient consentir à se retirer dans la Cisalpine. Il déclare en outre que le roi de Naples regardera comme une hostilité l'occupation par les troupes françaises de quelque partie que ce soit du territoire toscan.
La lecture de cette lettre a excité dans le conseil des anciens des ris et des murmures.
Plusieurs membres de ce conseil ont saisi cette occasion de retracer les perfidies de la cour de Naples, d'exciter contre elle la juste et terrible indignation de tous les Français, en rappelant que c'est au secours qu'elle a fourni aux Anglais, contre la lettre des traités qui la liaient avec la France, que ces insulaires, qui n'avaient plus d’asile depuis les Dardanelles jusqu'à Gibraltar, se sont ravitaillés, ont été attaquer notre escadre dans la rade d'Aboukir, et porter un coup funeste à nos forces dans la Méditerranée.
« Envoyons , a dit l'un de ces membres , envoyons encore une fois le roi de Syracuse servir d'exemple aux tyrans à Corinthe. »
A cinq heures moins dix minutes, la séance était rendue publique, et le conseil approuvait une résolution qui déclare la guerre aux rois de Naples et de Turin.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 17 frimaire an 7.)

 

Championnet

Mack de Leiberich

 

 

Extrait des Nouvelles de Paris, du 6 décembre 1798.
- L’espagnol Marchena vient d’être mis en arrestation ; il est à remarquer que cet individu, dont il a été si souvent parlé dans le cours de la révolution, en est à sa 5e ou 6e détention.

- L. Monneron a été arrêté du côté de Bordeaux. Il allait, dit on, s’embarquer pour se rendre à l'Île de France avec des pouvoirs du gouvernement. Il paraît que les pouvoirs ont été révoqués. Les scellés ont été mis sur la maison occupée par les Monnerons aux Chartons. On ajoute qu'Augustin Monneron, le ci-devant directeur de la caisse des comptes courants, a aussi été arrêté dans une maison de campagne près de Bordeaux.

- Des rapports venant de Jersey et de Guernesey assurent qu'il y a dans ces îles beaucoup d'émigrés, surtout des femmes et des vieillards, auxquels le gouvernement anglais donne 24 sols par jour. Le 27 brumaire, il y est débarqué deux régiments anglais arrivant de la Grande Terre.

- Plusieurs individus, armés de sabres, fusils et pistolets, ont renversé la barrière de Crécy (Seine-et-Marne) après avoir mis en fuite les citoyens chargés de la perception. A mesure que les voitures se présentaient pour acquitter le droit, ils le recevaient, ou bien les laissaient passer, suivant leurs caprices, en disant qu'il n'y avait pas de taxe à payer.

- Les troubles de l'ouest avaient été organisés par un nommé Savary, qui avait sous lui 14 autres chefs. Il désolait les cantons enclavés entre la Loire, l'Erdre et le Don ; mais ses succès ont été de courte durée ; il a été battu par le général Grigny ; quatre de ses compagnons ont été pris, et lui-même n'est parvenu qu'à grand peine à se sauver dans un bois près de la commune du Pin, où il a été atteint et tué le 26 novembre.

(Journal de Francfort, 13 décembre 1798.)

 

Marchena

Monneron

Caisse des comptes courants

 

 

 

 

 

 

 

Conseil des 500, séance du 16 frimaire, discours de Baret sur la Belgique.
(...)

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 22 frimaire an 7.) (...)

 

 

 

 

République helvétique.
Lucerne, le 16 frimaire.
On vient de publier officiellement la convention faite entre le citoyen Perochel, ministre de la République française, et le citoyen Bégos, ministre des relations extérieures de notre République, au sujet des secours requis par le gouvernement français de la part du gouvernement helvétique. Celui-ci a fait à ce sujet la proclamation suivante :
Le directoire exécutif de la République helvétique, une et indivisible, aux citoyens d'Helvétie. Lucerne, le 11 frimaire.
Vos ancêtres faisaient consister leur gloire dans l'exécution fidèle et loyale des traités. Ils en donnèrent des preuves honorables et nombreuses, dans le temps où le sort de la France dépendait encore des rois, des courtisans et la noblesse. Sans doute, vous ne serez pas moins fidèles à une alliance plus étroite, contractée pour le maintien des droits sacrés de l'homme et du citoyen.
Jadis des pensions et des décorations honorifiques étaient offertes. Maintenant c'est la cause de l'égalité et de la liberté que l'on sert. Jadis le service de France était une école de principes oligarchiques, d'ambition, d'arrogance et d'orgueil. Maintenant il aura pour base les vertus républicaines et l'amour pour la Patrie régénéré.
Vous savez que les rois de France soldaient plus de douze mille Suisses, et qu'en outre ils avaient le droit d'en faire recruter six mille. Maintenant le directoire français, en vertu du traité d'alliance nouvellement conclu, demande des troupes auxiliaires, formées seulement de recrues volontairement enrôlées. Il a, de son propre mouvement offert au gouvernement helvétique la nomination des officiers. Les conditions dont on est convenu, plus amplement exposées dans la loi qui va suivre, doivent pleinement satisfaire tout Suisse digne de ce nom : surtout puisque l'on y voit disparaître toute distinction de familles régnantes ou sujettes, tout droit exclusif à des compagnies héréditaires. Ceux qui, animés de l'esprit de nos aïeux, désirent se vouer à l'état militaire, sentiront sans doute la différence qui existe entre le service actuel et celui qui le précédait. Ils ne se laisseront pas induire en erreur par les insinuations mensongères de nos ennemis ; ils voudront maintenir l'honneur de la Nation. Ils sentiront que non-seulement la gloire, mais aussi le devoir, les traités, la Patrie et la liberté, s'unissent pour les appeler sous les drapeaux.
Le président du directoire exécutif,
Signé Oberlin.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 25 frimaire an 7.)

 

 

 

 

 

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