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   Nouvelles du Jour   >  décembre 1798

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Nouvelles du jeudi 13 décembre 1798

 
23 frimaire an VII
 

 

Paris, le 23 frimaire an 7.
- Le département du Gard a fourni à la conscription 3000 individus ; celui de la Haute-Garonne, 3141 ; celui de la Charente-Inférieure, 2500.

- Le gouvernement batave s'est engagé, dit-on, à fournir à la République française une somme de 12 millions de florins, dans le cas où la guerre viendrait à se rallumer ; toutes les forces navales de la Hollande seraient aussi, par ce traité, à notre disposition.

- Le général Michaud vient de mettre en état de siège les communes de Treguier et de Troguéry, département des Côtes du Nord, où les brigands sont entrés sans nulle résistance de la part des habitants, et ont même égorgé l'agent municipal de l'une de ces communes.

- Wolf-Tone est mort des suites de la blessure qu'il s'est faite en cherchant à se donner la mort. Les tribunaux civil et militaire ont le temps de vider leurs débats.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 24 frimaire an 7.)

     

 

N. B. Dans la séance du 23, le conseil des cinq-cents a entendu la lecture d'un message du directoire, qui donne les motifs de la déclaration de guerre aux rois de Naples et de Turin. Le roi de Naples, au mépris des traités, a reçu dans ses ports l'escadre entière de l’amiral Nelson, ensuite, cinq vaisseaux portugais, et trois autres anglais, auxquels il n'a pas même opposé un simulacre de résistance. Une foule d'hostilités ont été commises, et la longanimité du directoire a pu seule retarder le moment où la France devait reprendre les armes. Dans le moment où le roi de Naples s'apprêtait à marcher contre la République romaine, celui de Sardaigne demandait que nos troupes évacuassent la citadelle de Turin ; les hauteurs qui la dominent étaient garnies de canons, le duc d'Aoste, frère du roi, avait à ses ordres une compagnie de sbires auxquels il désignait les Français qu'il voulait faire massacrer ; 1500 poignards étaient préparés à Turin ; le nombre des républicains assassinés dans le Piémont est effrayant : un volontaire a été trouvé enterré vivant. Le chef des Barbets a déposé, dans un interrogatoire qu'il a subi, qu'il leur avait été distribué des paquets de poisons pour en faire usage contre les Français.
Le directoire prend l'Europe à témoin, qu'il n'entre dans ses motifs aucune vue d'ambition ou d'agrandissement, et que ses traités avec les puissances restées fidèles, seront observés avec la plus parfaite loyauté.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 24 frimaire an 7.)

 

 

 

 

Extrait des nouvelles de Paris, du 13 décembre 1798.
- Salicetti, membre du conseil des 500, part pour Gênes. On croit qu'il y va comme commissaire du Directoire à l'armée d'Italie, et qu'en conséquence il donnera sa démission de député ; il a déjà rempli les mêmes fonctions auprès de Buonaparte.

- Un placard incendiaire qui excitait les conscrits à la révolte a été trouvé affiché dans plusieurs quartiers de Bordeaux. Le bureau central de cette commune l'a dénoncé et a fait les recherches les plus rigoureuses pour en découvrir les auteurs.

- Un numéro de la gazette d'Egypte, imprimé au Caire, assure que le projet des Français est de faire de l'Egypte une colonie permanente. Ils s'occupent à bâtir une ville nouvelle dans le Delta, au milieu d'une espèce d'île qui peut avoir 90 milles de circonférence. Les Français ont senti toutes les ressources qu'offrait cette situation, et en ont profité. Cette ville nouvelle, dont on ignore encore quel sera le nom, est le point qui unira les deux parties de l'Egypte.

(Journal de Francfort, 20 décembre 1798.)

 

Salicetti

 

 

 

De Bruxelles, le 13 décembre 1798.
- L’on n’a aucune nouvelle ultérieure relativement aux insurgés. Nos gazettes assurent qu'ils se trouvent à peu près anéantis par la chasse que leur a donnée le général Jardon.
- La commission militaire a condamné hier à mort un adjudant-général des insurgés, et un autre individu.
- Le général Collaud ne partira pas pour l’armée de Mayence, un nouvel ordre du Directoire vient de le confirmer dans son commandement. Il va être formé des magasins considérables de vivres dans l’intérieur de nos départements, et l’on y a déjà commencé l’achat des chevaux pour la remonte de la cavalerie.

(Journal de Francfort, 19 décembre 1798.)

 

Jardon

 

 

On lit dans le "Journal de Francfort", de ce 13 décembre 1798 :

 
  Suite de Constantinople, du 17 novembre.
Le 14, cinquante six des républicains français détenus au palais de l’ambassade, ont été conduits au Bagne où ils ont été resserrés très étroitement. Le lendemain, des Grecs de Syphanto ont amené ici 53 Français partis d’Alexandrie pour Toulon, qui avaient relâché dans leur île ; ces prisonniers ont été également déposés au Bagne. La Porte a fait revêtir de pelisses et de caftans les insulaires de Syphanto, en récompense de leur fidélité et de leur zèle. De trois navires qui transportaient des Français de l’armée de Buonaparte à Toulon, l’un a éprouvé le sort dont on vient de parler, l’autre a été pris par les Anglais, et le troisième ayant relâché dans l’île de Crête, tous les malheureux passagers ont été impitoyablement massacrés par les Candiotes.
Le Baron de Knorring, voyageur Livonien, qui est depuis quelques jours ici, se trouvait au Caire lors de la bataille des Pyramides, et à Rosette a l’époque du combat d’Aboukir. Sortant d’Alexandrie, il a été pris par les Anglais, et conduit a bord du vaisseau du commodore Hood, où il a passé quelques semaines. L’aperçu que ce voyageur donne de la situation des Français en Egypte, s’accorde avec l’idée qu’on s’en est formée d’après le correspondance de ceux ci.
 
 

 

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