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   Nouvelles du Jour   >  décembre 1798

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Nouvelles du 17 décembre 1798

 
27 frimaire an VII
 

 

Paris, le 27 frimaire an 7.
- On dit que l’Égypte sera partagée en quatre arrondissements. Le premier aura pour chef-lieu Alexandrie ; il va de l'ouest au lac Nadié. Le second aura pour chef-lieu Rosette ; il va du lac Nadié au lac Bourlos, et s'avance dans le Nil jusqu'à Menallé-Elleben. Le troisieme, Damiette, et s'étend du lac Bourlos à la partie la plus orientale du lac Menzalé, s'avançant dans le Nil jusqu'à Bouzir. Le quatrieme, enfin, depuis Bouzir jusqu'à la branche orientale du fleuve et Mehallé Eilcbeh sur la branche occidentale jusqu'au dessus de Boulac : ce port en sera le chef-lieu. On va s'occuper à présent de préparer l'organisation d'une marine.

 

Égypte

 

 
  - Extrait d'une lettre de l'armée d Italie.
Il faut être au milieu des armées françaises pour se faire une idée juste de l'intrépidité, de la constance et de la générosité des soldats qui les composent. La 97e demi-brigade et les six compagnies de la 64e sont des êtres au-dessus de la nature. Au milieu de mille traits qui les distinguent, nous ne pouvons vous en laisser ignorer un qui , quoique malheureux, doit être conservé dans l'histoire.
En voici les détails :
A Terni, un soldat s'est précipité seul, le sabre à la main , sur une pièce de canon, a fendu la tête à cinq canonniers, et s'est emparé de la pièce. Le capitaine des canonniers lui a offert sa bourse ; il l'a refusée, en disant que le soldat français ne court pas après l'argent. Le capitaine lui a offert alors son épée ; gardez-la, lui répond le soldat, pour l'offrir à mon capitaine à qui elle est due. Le Napolitain garde son épée, et un moment après profite de la sécurité du soldat, dont il était prisonnier, pour l'égorger par derrière. Nos soldats ont vengé dans le sang de ce lâche la mort de leur compagnon ; mais la demi-brigade regrettera longtemps le plus généreux de ses guerriers.
 

 

 
 

- Paul Ier commence et termine tous ses discours par cette phrase : je vendrais mon royaume pour faire taire la liberté. La voix de la liberté retentit désagréablement à son oreille impériale par l'organe de Passwan-Oglu, et il croit devoir commencer par le détruire ; aussi trente-deux régiments ont reçu ordre de se mettre en marche contre ce rebelle. Il avisera ensuite aux moyens ultérieurs d'ôter tout-à-la-fois la parole à la liberté ; il faudrait pour cela qu'il vînt à Paris, pour l'étouffer dans le sein même de son sanctuaire, d'où elle rend ses oracles qui sent entendus de tous les Peuples de la Terre, et entendus par quelques-uns.

   
 

Du 27 au soir.
Un courrier arrivé à l'instant apporte au directoire les nouvelles suivantes :
Le roi de Naples a fait marcher contre le général Macdonald une colonne bien supérieure en nombre aux troupes françaises. Ce général a repoussé vigoureusement les troupes napolitaines, leur a pris 23 pièces de canon, 45 caissons, 8 à 900 chevaux ou mulets, 2000 prisonniers, avec drapeaux, équipages, effets de campement, caisse militaire , etc. etc.
Le Piémont s'organise sans secousse de toutes parts : les actes d'union avec les Français se multiplient ; les Piémontais font cause commune avec la cause française. La révolution se trouve en ce pays au ton de nos beaux jours de 89.

(Gazette nationale, ou le Moniteur universel, 28 frimaire an 7.)

 

Macdonald

Piémont

 

 

 

Extrait des nouvelles de Paris, du 17 décembre.
Un violent incendie s’est manifesté hier au Lycée, dans le milieu du Palais Egalité ; comme ce bâtiment est construit entièrement en bois et autres matières combustibles, il a été impossible d’arrêter les progrès des flammes qui ont été découvertes dès le premier moment fur trois points à la fois. La salle de spectacle a été consumée dans un instant. Les pompiers ont beaucoup de peine à pénétrer dans l’intérieur; quelques-uns d’eux ont été tués et blessés. Heureusement l’air était calme, et les flammes qui ont réduit en cendres ce grand édifice n’ont pu se communiquer aux galeries de pierre au milieu desquelles il se trouvait placé. Le feu a cessé aussitôt que le cirque qui lui servait d'aliment a été détruit.
- Quatre conscrits des cantons ruraux de la Haute Garonne, pour se dispenser de marcher se sont coupé le doigt indicateur, et se sont présentés devant le commissaire des guerres à Toulouse pour réclamer leur exemption de service. Ils seront incorporés dans l'artillerie, où ce doigt est moins nécessaire.
- Quoique le gouvernement n’ait publié aucune nouvelle de l’Égypte depuis le 17 novembre, cependant le Rédacteur assure qu'il est arrivé un courrier de Buonaparte avec des lettres datées du 8 novembre. Il en prend occasion de démentir les lettres de Constantinople du 19 du même mois qui annoncent la mort de ce général et la destruction de son armée.
- L’on mande de Rouen, en date du 8 : "La fabrique de Rouen est menacée d’une ruine totale, si dans les circonstances difficiles où nous nous trouvons, les bourses continuent à se resserrer. Une pétition, que l’on signe en ce moment dans une des salles du tribunal de commerce, a pour but de solliciter du gouvernement un prêt de 150.000 francs par décade."

(Journal de Francfort, 23 décembre 1798.)

 

Palais-Egalité

 

 

Extrait des nouvelles de Paris, du 17 décembre 1798.
- La nouvelle de l'occupation du Piémont par les troupes françaises s'est pleinement confirmée. Le Directoire vient de l'annoncer au corps législatif par un message ainsi conçu :
« Citoyens représentants, l'armée française est maîtresse de Turin. Tous les magasins et arsenaux du Piémont sont en notre pouvoir. Toutes les places fortes sont occupées par nos troupes. Les troupes piémontaises et suisses ont arboré la cocarde nationale, et se sont réunies à l'armée d'Italie. Un gouvernement provisoire a été établi à Turin, et le roi s'est retiré en Sardaigne, avec sa famille.
- L'on n'est pas sans inquiétude sur le sort de Buonaparte et de son armée. Quoique l'on n'ajoute aucune foi à la nouvelle de la mort de ce général, l’on remarque avec peine qu’il n’a été rien publié des dépêches, apportées par le dernier courrier qui, suivant le Rédacteur, doit avoir quitté Alexandrie le 3 novembre. Aujourd’hui quelques journaux assurent que le général Berthier est en route pour la France, et qu'il était parti d'Alexandrie trois jours avant le susdit courrier.
- L’on remarque que jamais les incendies n’ont été si fréquents a Paris, que depuis quelque temps. Le 10, le feu a pris à une des cheminées du Temple. De prompts secours en ont arrêté les progrès. Le 12, il s’est manifesté dans la rue de Bourgogne. Dans la journée du 15 au 16, on l’a vu faubourg Germain ; faubourg Marceau, rue Moufetard, au Marais, rue Gravilliers, rue Honoré, et enfin au Palais Égalité, où il a fait le plus de dégâts.

(Journal de Francfort, 24 décembre 1798.)

 

Piémont

Berthier

Palais-Egalité

 

 

De Bruxelles, le 17 décembre 1798.
Plusieurs détachements d'infanterie et de cavalerie avec de l’artillerie, sont partis d'ici hier et avant-hier pour aller se réunir au général Jardon. Comme d'autres troupes ont dû se mettre en même temps en marche de différents points, l'on en conclut qu'il est sérieusement question d'attaquer les insurgés dans les positions qu'ils occupent encore, particulièrement dans la Campine, du côté d'Arschott et de Hasselt ; un de leurs corps qui s'était avancé, le 14, jusques sous les murs de ce dernier endroit, en est venu aux mains avec un détachement de chasseurs ; après un engagement très sanglant, les insurgés ont dû se retirer.
Avant-hier au soir on a ramené ici un grand nombre d’insurgés qui avaient été pris les armes à la main, parmi lesquels 15 à 16 grièvement blessés de coups de sabre. Hier on en a fusillé deux.
Le général Collaud vient d’adresser une proclamation énergique aux conscrits des neuf départements réunis qui se sont joints aux insurgés, ou qui ont déserté, ou enfin ceux qui se tiennent cachés. Il leur représente la honte et les dangers personnels qu’ils vont s’attirer, s’ils ne se hâtent de se rendre à leur poste. Cette proclamation est suivie d’un arrêté du Directoire, dans lequel il est dit que le gouvernement accorde un nouveau terme aux conscrits des neuf départements réunis ; tous ceux qui ne constateront pas légalement de leur arrivée à un corps, seront inscrits sur les listes d’émigrés, et les biens de leurs parents confisqués en conformité de la loi.
On apprend de la ci-devant Flandre, que des bâtiments de guerre anglais ont été signalés sur les côtes.

(Journal de Francfort, 22 décembre 1798.)

 

Jardon

Collaud

 

 

Armée de Rome. Au quartier-général, de Rome, le 27 frimaire an 7.
Ordre du jour.
Championnet, général en chef, à l'armée.
Camarades,
Lorsque vous battiez les Napolitains, l'armée d'Italie détrônait le roi de Sardaigne, celui de Naples doit aussi tomber de son trône. Demain nous marchons en avant.
Dans tous les combats que vous avez livrés à l'ennemi, vous l'avez toujours battu ; encore six jours de marche et Naples sera conquise, etc. etc.
Le général en chef ordonne que tout individu employé dans l'armée, sujet à la réquisition ou à la conscription, cessera sur-le-champ ses fonctions et sera incorporé dans une demi-brigade ou dans un régiment de cavalerie. Les généraux, le commissaire ordonnateur en chef et les chefs de corps sont chargés de l'exécution du présent ordre.

(Le Rédacteur, 17 nivôse an 7.)

 

Championnet

 

 

 

De la Suisse, le 17 décembre.
Les deux commissaires nommés pour se rendre en Piémont sont déjà partis. Le principal objet de leur mission se trouve déjà rempli, s’il est vrai que les troupes suisses a la solde du Roi de Sardaigne se soient déjà réunies aux troupes françaises. Le recrutement pour le corps de troupes auxiliaires que l’Helvétie doit fournir a la France, se poursuit avec activité. Notre gouvernement s’occupe aussi du rétablissement de l’état militaire dans l’intérieur de la République. Dans une des dernières séances du Grand conseil helvétique, on a lu le projet soumis par le Directoire pour l’organisation de la milice. Voici les bases sur lesquelles il repose : « Tous les citoyens de 20 a 45 ans portent les armes pour la défense de la patrie. Ils sont divisés en corps de réserve et en corps d’élite. L’élite doit toujours se tenir prête a la défense de la patrie et au rétablissement de l’ordre intérieur. Les inspecteurs font le recensement des citoyens dans leurs cantons respectifs. Ils les formeront en bataillons d’élite et en compagnie de réserve.

(Journal de Francfort, 23 décembre 1798.)

 

Suisse

Piémont

Demi-brigades helvétiques

 

 

De Brunn , le 17 décembre.
- La première et la seconde colonne du corps de troupes auxiliaires russes, sont arrivées ici le 13 et le 15 avec le quartier-général. La troisième colonne est attendue demain, et la quatrième le 21. L’infanterie, habillée à la prussienne, est très bien tenue ; elle marche avec une étonnante célérité. Les Cosaques sont commandés par le colonel Denisow, neveu du célèbre général de ce nom. Ils sont habillés a la Turque, et de toutes couleurs, portent de longues barbes ; outre leurs lances et sabres turcs, ils ont des pistolets a la ceinture et une carabine ; ils manient avec une adresse étonnante leurs petits chevaux Tartares.
- Leurs Majestés, l’Empereur et l’Impératrice, le Palatin de Hongrie, les Ducs de Saxe-Teschen et Ferdinand de Wurtemberg, le prince Esterhasy, l’ambassadeur russe comte de Razornowski, arriveront ici le 27 pour voir les Russes qui manœuvreront devant L. M. Tout est déjà préparé pour recevoir la cour qui sera nombreuse.

(Journal de Francfort, 27 décembre 1798.)

 

 

 

 

Perugia, le 17 décembre 1798.
Le général Macdonald pénétra le 14 dans Rome à la tête d'une colonne de troupes françaises. Le roi de Naples qui, peu de jours auparavant, avait fait son entrée dans cette ville à la tête de 1000 dragons avec 28 voitures, fut obligé de prendre la fuite à l'approche des Français, et il eût été pris sans la vélocité de son cheval. 2000 hommes du régiment de Macédonia, presque entièrement compsé d'Albaniens, et l'un des meilleurs de l'armée napolitaine, mirent bas les armes, et demandèrent à servir sous les drapeaux de la République. On craint beaucoup que le roi ne se trouve bientôt sans armée. Les Napolitains refusent de combattre. Les officiers qui la composent sont presque tous atteints de la lèpre révolutionnaire, et fraternisent avec les Français. Les soldats abandonnés de leurs chefs désertent ou s'en retournent dans leur patrie. On assure que le roi et la reine ont déjà quitté Naples.
La retraite du général Mack a été si précipitée qu'il a oublié de donner l'ordre de se retirer à un corps de 4000 hommes postés aux environs de Civita-Castellana. Ce corps s'étant présenté pour passer le Tibre à Rome a été attaqué par les troupes françaises qui lui ont pris tous ses canons, lui ont fait 1800 prisonniers, et tué ou dispersé tout le reste.
Les objets de sciences et arts encaissés à Rome n'ont pas été enlevés par l'ennemi ; les Français les ont trouvés intacts à leur rentrée en cette ville. On ne tardera pas à les faire transporter à Paris.

(Courier de l'Empire (Munich), 13 janvier 1799.)

 

Macdonald

 

 

 

 

Paris, le 27 frimaire an 7.
Un courrier de Championnet arrive. Ce général annonce, dans une lettre du 15 frimaire, que 40.000 Napolitains ont attaqué la veille le général Macdonald. L'armée française et les nouvelles légions romaines, malgré la supériorité du nombre de leurs ennemis, les ont repoussés et battus sur tous les points. Ces légions ont également montré la plus grande intrépidité. L'ennemi, indépendamment du nombre de morts qu'il a laissés sur le champ de bataille, a perdu deux mille hommes faits prisonniers.
Les Français se sont, en outre, emparé de 23 pièces de canon, de 45 caissons, de huit à neuf cents chevaux ou mulets, de plusieurs drapeaux, d'une grande quantité d'équipages militaires et d'effets de campement ; enfin, de la caisse militaire.

(Le Rédacteur, 28 frimaire an 7.)

 

Championnet

 

 

 

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