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| Dernière modification: 31/08/2003 Ney Ney
(Michel) est né à Sarrelouis le 10 janvier 1769. Il s’engagea en 1787 dans
le régiment de Colonel-Général Hussards, devint sous-lieutenant en 1792, et
passa rapidement par tous les grades subalternes jusqu’à celui d’adjudant-général
qui lui fut conféré par Kléber en 1794. Il se distingua le 4 juin 1796 au
combat d’Altenkirchen,. Promu général de brigade sur le champ de bataille en
août 1796, et général de division en 1799, il joua un rôle décisif dans les
victoires de Zurich et de Hohenlinden. Envoyé
extraordinaire et ministre plénipotentiaire auprès de la république helvétique
en 1802, il contraint celle-ci à désarmer ses troupes et à signer l’acte de
médiation. Nommé maréchal
d’Empire le 19 mai 1804, il joue un rôle de premier plan dans la campagne
d’Autriche de 1805. Il défait les Autrichiens à Elchingen et conquiert le
Tyrol, se distingue à Iéna (1806), décide de l’issue de la bataille
d’Eylau (1807) et de celle de Friedland. Il est fait duc d’Elchingen le 6
juin 1808, passe en Espagne, où il entretient des rapports difficiles avec les
autres maréchaux, surtout Soult et Masséna, qui le suspend en 1811 pour
insubordination. C’est en Russie
que Ney se distingue particulièrement, pas seulement par son rôle décisif à
la bataille de la Moskowa, mais par le courage extraordinaire dont il fit preuve
dans la retraite, où, dans les conditions les plus terribles, il dirige l’arrière-garde et sauve les débris de la
Grande Armée de la destruction totale. Napoléon le nomme prince de la Moskowa
le 25 mars 1813. Au cours de la campagne de 1813, il est défait à Dennewitz,
et blessé à Leipzig. Il pousse Napoléon
à l’abdication en 1814, et se rallie aux Bourbons. En 1815, au moment
du retour de l’île d’Elbe, il promet à Louis XVIII de ramener Napoléon
dans une cage de fer, mais est entraîné par ses troupes et se rallie à
l’Empereur à Auxerre, le 17 mars. Napoléon, qui avait
hésité à employer Ney, ne fait appel à lui qu’au moment d’entrer en
campagne. Ney quitte Paris le 12 juin et arrive à Beaumont le 14 au soir,
accompagné du colonel Heymès, son premier aide de camp, d'un secrétaire (M.
Dutono), et de l'intendant de sa maison (Rayot). Étant sans chevaux, il ne peut
accompagner l'armée dans son mouvement le 15 au matin, au moment d'entrer en
Belgique. Il ne rejoint Napoléon qu'à sept heures du soir, au delà de
Charleroi. C'est là que l'Empereur lui donne le commandement du premier (Drouet
d’Erlon) et du 2e corps (Reille). Napoléon a critiqué
par la suite l’action de Ney aux Quatre-Bras (16 juin) et à Waterloo. Traduit devant un
conseil de guerre, le maréchal Ney en décline la compétence et est jugé par
la Cour des Pairs, qui le condamne à mort le 6 décembre 1815. Il est fusillé
le lendemain au carrefour de l’Observatoire.
Dans ses Observations sur la campagne de 1815, (Mémoires
pour servir à l'histoire de France en 1815, chap VIII.) , Napoléon écrit : On se demande dans ce cas pourquoi il lui a confié de si importantes responsabilités… |
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