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Dernière modification le 29 décembre 2004. Numérotage des rues de Paris. Commune de Paris. Conseil général du 2 nivôse(22 décembre 1793). Chaque section est autorisée à enjoindre aux propriétaires des maisons de son arrondissement d’effacer tous les numéros inutiles, et à faire numéroter celles qui ne le seraient pas. (Le Moniteur, 6 nivôse an 2-26 décembre 1793.) ______ Compte des opérations du bureau central du canton de Paris pendant le mois de prairial an VII. (...) Nouveau numérotage des maisons. Sur la proposition faite par l'entrepreneur général de l'illumination de Paris, de faire effacer tous les numéros anciens et nouveaux existant sur chaque maison, d'y en substituer d'autres, en commençant une série pour chaque rue, et d'en faire supporter la dépense par chaque propriétaire, le Bureau central a informé son architecte qu'il se proposait de suivre ce projet en ce qui concerne une série pour chaque rue, et d'adopter pour chaque municipalité une couleur distincte. Il l'a chargé de donner son avis et un aperçu de la dépense.... (A. Aulard, Paris sous la Réaction thermidorienne.) ______ Nous avons inséré dans notre feuille du 16 thermidor an 7 un projet de numérotage qui nous parut à cette époque, et qui nous paraît encore, réunir toutes les conditions propres à le faire adopter et exécuter. L’auteur de ce projet, le C.en Garros, ingénieur, rue et montagne Sainte-Geneviève, n°79, nous écrit aujourd'hui, que malgré tout ce qui a été dit en faveur d’un numérotage scientifique, des distances en mètres depuis telle station jusqu’à telle autre, il persiste à croire que les domiciles se trouveraient aisément si l’on mettait d’un côté de la rue les numéros pairs et de l’autre les numéros impairs. “Je proposais aussi, ajoute-t-il, de ne conserver qu’un même nom à un même percement de rue qui en porte trois ou quatre. Autre vice qui doit être réformé. “J’ajoute à ces propositions qu’il convient, en établissant un ordre raisonnable dans la distinction des domiciles, de le faire d’une manière digne de la plus grande et la plus belle ville du monde. Le seul et unique moyen est de l’exécuter, ainsi que les inscriptions des rues, en plaques en émail, incrustées dans le mur. La dépense en est facilement supportable. Les chiffres alors étant bien faits, paraîtront suffisamment la nuit. Leur netteté sera ineffaçable ; leur durée sera éternelle. La régularité de leur placement propice sera l’un des ornements les plus utiles qui puisse convenir à toutes les villes populeuses. Si l’on veut joindre à ce mode, la mesure des distances, on le pourra, mais cela devra être comme un objet très secondaire, et non comme le principal.”(Journal de Paris, 16 pluviôse an 9.) ______ Ordonnance du 16 ventôse, portant ce qui suit : Les noms des rues qui sont effacés, seront rétablis d’une manière lisible. Tous les numéros actuellement existants sur les maisons ou bâtiments, dans Paris, seront supprimés. Les maisons et bâtiments seront de nouveau numérotés, en suivant, pour chaque rue, une seule série de numéros. Il ne sera établi qu’un numéro par chaque maison ou bâtiment, lors même qu’il y aurait plusieurs entrées sur une même rue. Les numéros seront en chiffres arabes noirs, et placés à l’entrée principale de chaque maison. Le numérotage sera exécuté aux frais des propriétaires, d’après une adjudication faite au rabais. Les propriétaires ne seront tenus de payer que sur l’état arrêté par le préfet de police. Il est défendu d’effacer les numéros qui seront apposés sur les maisons ou bâtiments, et d’en substituer d’autres. En cas de contraventions, les numéros seront rétablis aux frais des propriétaires. Il sera procédé à l’adjudication dont il vient d’être fait mention, le 25 ventôse, à midi précis, au secrétariat général de la préfecture de police, aux charges, clauses et conditions dont il sera donné connaissance à la 6me division des bureaux du préfet de police. On n’admettra à l’adjudication que des peintres en bâtiments, munis de patente. (Journal de Paris, 21 ventôse an 9-12 mars 1801.) ______
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