| |
Arenberg
(Louis-Prosper duc d'), naquit a Bruxelles en 1783, fut admis au
nombre des princes de la Confédération du Rhin, en
qualité de duc régnant d'Arenberg, et fut chargé
par Napoléon, en 1806, d'organiser un régiment de
cavalerie (chevau-légers belges), qui forma plus tard le
27e régiment de chasseurs à cheval, et avec lequel
il entra au service de France. Envoyé en Prusse, puis dans
la Poméranie suédoise , il fut dirigé vers
l'Espagne après la paix de Stralsund, et s'y distingua à
la fin du mois de mars 1810, à l'attaque du port de Huelba,
en enlevant à l'ennemi plusieurs bâtiments chargés
de grains. Le 15 mai suivant, un brillant combat de cavalerie où
il renversa les escadrons ennemis, lui livra Huelba ; mais attaqué,
le 24 août, par des forces nombreuses, il dut se replier sur
San-Lucar, et défendit avec une grande opiniâtreté
les postes qui lui avaient été confiés. Le
28 du même mois, il prit une glorieuse revanche, en détruisant
presque en entier un corps de cavalerie espagnole, qui s'était
aventuré sans infanterie, et se couvrit de gloire au mois
de septembre 1811, en s'emparant, à la tête de son
régiment, des deux rives du Tage, du côté d'Albuquerque,
et en poursuivant les débris des colonnes de Castanos jusque
sur les frontières du Portugal. Blessé grièvement
au combat d'Aroyo-de-Molino, et renversé sous son cheval
, il ne dut la vie qu'à un maréchal des logis de son
régiment, qui le couvrit de son corps, et le fit connaître
aux Espagnols, six fois plus nombreux, à l'instant où
ils allaient l'achever. Fait prisonnier de guerre au même
combat, il espéra d'abord être échangé,
mais son espoir fut déçu, et transféré
en Angleterre, il ne revint en Belgique qu'après la conclusion
de la paix. Le prince Louis-Prosper d'Arenberg est aujourd'hui le
chef de la maison d'Arenberg, et habite Bruxelles.
|
|
|
|