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Dernière
modification le 22 septembre 2006.
Cambacérès
Cambacérès,
(Jean-Jacques-Régis
de) est né à Montpellier, le 18 octobre 1753
d’une famille de noblesse de robe du Languedoc, vouée à
la magistrature. Il étudie le droit dans sa ville natale,
s’y établit d’abord comme avocat, puis succède à
son père dans la charge de conseiller à la cour des
comptes, aides et finances de Montpellier.
Elu aux Etats-Généraux de 1789
par la sénéchaussée de cette ville, il voit
son élection annulée. Procureur syndic du district,
puis président du tribunal criminel de l’Hérault,
il est élu à la Convention en septembre 1792,
et entre au comité de la Législation civile et criminelle.
Après avoir contesté à la Convention le droit
de juger Louis XVI, il vote néanmoins pour la peine de mort
avec sursis.
Après le 9 thermidor, il entre au Comité de Salut
public.
Il siège
au Conseil des Cinq Cents, et devient ministre de la justice en
l’an VII.
A diverses reprises, il s’est occupé de l’élaboration
d'un code civil.
Proche de Sieyès, il est nommé Deuxième Consul
après le coup d’Etat de Brumaire, et il sera le véritable
maître d’œuvre du Code civil.
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Ayant
amplement contribué à l’avènement de l’Empire, il
en sera récompensé par Napoléon, qui le nomme archichancelier
de l’Empire en 1804, duc de Parme en
mars 1808, et lui confie la conduite des affaires en son absence.
En 1814, Cambacérès reçoit
la présidence du conseil de régence, ce qui ne l’empêchera
pas de donner son adhésion à la déchéance
de Napoléon.
Il reprend toutefois ses fonctions d’archichancelier et le portefeuille
de la justice lors des Cent Jours.
Exilé comme régicide en 1816, il est rétabli dans
tous ses droits civils et politiques par une ordonnance royale en 1818.
Il revient alors à Paris, où il meurt le 8 mars 1824.
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Le
11 avril 1816, Napoléon décrit ainsi Cambacérès
: " l’homme des abus, avec un penchant décidé
pour l’ancien régime".
Et le 5 juillet, Napoléon, tout en le qualifiant (ainsi
que le troisième Consul, Lebrun) d’homme de mérite
et distingué, sage, modéré, capable,
il précise toutefois que Cambacérès est "l’avocat
des abus, des préjugés, des anciennes institutions,
du retour des honneurs, des distinctions, etc." (Las
Cases, Mémorial de Sainte-Hélène.)
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Cambacérès
est mort d’une attaque d’apoplexie ; il laisse près de
400.000 livres de rentes, et son plus grand regret aura été
de ne pas pouvoir les emporter avec lui. C’était un homme
de beaucoup d’esprit et d’une prévision étonnante
; il lisait dans l’avenir comme on lit dans le passé. Accoutumé
à manier le pouvoir, il regardait comme des niaiseries
toutes les idées libérales, et il ne les tolérait
que comme un moyen de parvenir. « La liberté
serait bonne, me disait-il quelquefois, si elle était possible
; mais il est dans la nature des choses que le peuple soit toujours
opprimé et trompé soit par un, soit par plusieurs.
»
Les mémoires que laisse Cambacérès seront
lus avec avidité ; malheureusement, ils ne sont pas terminés,
et la partie la plus intéressante, celle de l’Empire, est
à peine ébauchée. La Cour a voulu les connaître
avant leur publication, et M. Peyronnet a fait aux héritiers
de l’archichancelier une chicane ridicule et qu’il aurait pu s’épargner.
Un garde des sceaux devrait être un peu plus enchaîné
par les formes légales, et il devrait moins se complaire
à l’emploi de moyens qui conviendraient mieux à
Constantinople qu’à Paris.
(Souvenirs
du Général Lamarque, tome 2, p. 171.)
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Voir le site consacré
à Cambacérès : http://www.cambaceres.fr/
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