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Dernière
modification le 16 février 2006.
Hédouville
Hédouville
Hédouville (Gabriel-Marie, comte d’) 1755-1825. Issu d’une famille
noble, mais pauvre, il est d’abord page de la reine, puis sous-lieutenant
au régiment de Languedoc Il se rallie à la Révolution,
et obtient un avancement rapide, puisqu’en 1793,
il sert en qualité de général de brigade à
l’armée du Nord. Destitué et traduit devant le tribunal
révolutionnaire, il est acquitté en janvier 1794, et employé
comme chef d’état-major de Hoche à l’armée des côtes
de l’Océan.
Envoyé à Saint-Domingue, avec quatre mille hommes, il ne
parvient pas à contrebalancer l’influence de Toussaint-Louverture,
et est rappelé par le Directoire.
Placé à la tête de l’armée de l’Ouest en 1799
pour faire face à la reprise de l’agitation des chouans, il use
de moyens conciliatoires et parvint à opérer le désarmement.
Envoyé comme ambassadeur à Petersbourg en 1801,
il est rappelé en 1804 suite au refroidissement des relations entre
les deux puissances causé par l’enlèvement et l’exécution
du duc d’Enghien.
Il sert à l’armée comme chef d’état-major en Autriche,
en Prusse et en Pologne de 1805 à 1807, et est nommé ministre
plénipotentiaire auprès du grand-duc de Francfort. Nommé
sénateur, il votera en 1814 la déchéance de Napoléon,
et est créé pair de France. A ce titre, il vote la mort
du maréchal Ney en 1815.
Notice
biographique de Hédouville dans la Biographie
moderne 1815.
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Hédouville
(le comte), lieutenant général, grand officier de la
légion d’honneur, sénateur, chevalier de Saint-Louis,
pair de France, etc. Ancien page de la reine, puis lieutenant au régiment
de Languedoc dragons, avant la révolution, dont il préféra
suivre le parti à celui de l’émigration ; il servit
avec succès, en 1793, à l’armée du Nord, et se
distingua, notamment en septembre, contre les Hollandais, à
Vervich, Commines et Menin ; néanmoins il fut destitué
peu de temps après, avec Houchard, pour n’avoir pas exécuté
le plan d’attaque, arrêté à Cambray entre les
généraux et les représentants du peuple ; traduit
au tribunal révolutionnaire, il y fuit acquitté en janvier
1794 ; devint chef de l’état-major des côtes de l’Océan
; contribua, sous Hoche, à pacifier la Vendée, et surtout
les pays occupés par les Chouans, et remplaça, en mars
1797, ce général dans le commandement en chef de toute
l’armée de l’ouest. Employé ensuite, comme général
de division, dans les 1re et 16e divisions militaires, le directoire
l’envoya à Saint-Domingue, en 1798 ; mais il ne put y acquérir
assez d’influence pour y balancer celle de Toussaint. Après
son retour, Hédouville fut envoyé, en 1799, contre les
chouans, lorsqu’ils reprirent les armes. Il négocia longtemps
avec eux, conclut enfin un armistice, qui ne produisit d’abord aucun
résultat, et montra, dans cette circonstance, ainsi que dans
toute sa conduite précédente, beaucoup de modération.
Vers la fin de 1801, il fut nommé ambassadeur de France à
Petersbourg, d’où il revint en juillet 1804 ; peu après,
il fut appelé à la place de chambellan ordinaire de
l’empereur ; créé successivement sénateur et
grand-officier de la légion d’honneur ; il accompagna l’impératrice
Joséphine à Strasbourg et à Munich ; fit ensuite
la campagne de 1806, contre la Prusse, en qualité de chef d’état-major
de Jérôme Bonaparte, et vint ensuite reprendre les fonctions
de sénateur, qu’il remplit sans interruption, jusqu’à
la déchéance de Bonaparte, qu’il vota le 1er avril 1814.
Le roi l’a nommé, le 4 juin, pair de France ; et le 27 du même
mois, chevalier de Saint-Louis.
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