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Dernière
modification le 30 janvier 2006.
Lezay-Marnezia
(père et fils)
Biographie
Moderne, Leipzig 1806 :
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Lezay-Marnezia
(le marquis de), né à Besançon, servit avec Vauvenargues,
dans le régiment du roi et parvint ensuite au grade de maréchal-de-camp
; il quitta néanmoins le service pour se livrer à la
littérature. En 1789, il fut député de la noblesse
du baillage d’Aval aux états-généraux, y passa
dans la chambre du tiers-état et favorisa les premières
innovations ; mais il s’arrêta bientôt lorsqu’il s’aperçut
que l’on voulait abuser des idées philosophiques pour bouleverser
l’état et changer la forme du gouvernement. Il s’opposa à
l’admission des comédiens aux droits de citoyens actifs et
appuya son opinion de celle de J.-J. Rousseau. Après la session,
il se réfugia en Amérique, sur les bords du Scioto ;
mais l’amour de son pays l’y ramena en 1795. Arrêté aussitôt,
il resta 11 mois dans les prisons et ne recouvra sa liberté
qu’après la chute de Robespierre ; il mourut à Paris
en 1800, âgé de 66 ans ; on doit à Marnezia un
poème de la Nature champêtre ; un Essai sur la Minéralogie
du bailliage d’Orgelet, le Bonheur dans les campagnes ; un Plan d’éducation
pour une jeune dame ; la famille vertueuse, roman ; des Lettres sur
le Scioto, et plusieurs pièces de vers, insérées
dans l’Almanach des Muses, et dans les journaux. Il travaillait, lorsqu’il
mourut, à un grand ouvrage dans lequel il voulait prouver que
les principes de la véritable philosophie étaient les
mêmes que ceux de la religion.
Son fils, Adrien
Lezai-Marnezia, commandant de la légion d’honneur,
était en 1806 ministre plénipotentiaire de France
près l’électeur de Salzbourg. Il est l’auteur de plusieurs
pamphlets publiés à différentes époques
de la révolution ; le Journal de Paris l’avait annoncé
comme un second Montesquieu. Lisez l’Epître sur la calomnie
par Chénier.
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Biographie
moderne 1815 :
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Lezay-Marnezia
(le marquis de),député aux états-généraux.
Né à Besançon, il servit avec Vauvenargues
dans le régiment du roi et parvint ensuite au grade de maréchal-de-camp.
Il quitta néanmoins le service pour se livrer à la
littérature ; fut élu député de la noblesse
du baillage d’Aval aux états-généraux de 1791
; passa dans la chambre du tiers-état ; favorisa les premières
innovations, et s’arrêta bientôt, lorsqu’il s’aperçut
que l’on voulait abuser des idées philosophiques pour bouleverser
l’état, et changer la forme du gouvernement. Après
la session, il se réfugia en Amérique, sur les bords
du Scioto ; mais l’amour de son pays l’y ramena en 1793. Arrêté
aussitôt comme suspect, il resta onze mois dans les prisons
et ne recouvra sa liberté qu’après la chute de Robespierre
; il mourut à Paris, en 1800, âgé de 66 ans.
Son fils, le
baron Lezai-Marnézia (Adrien), commandant
de la légion d’honneur, était, en 1806, ministre plénipotentiaire
de France près l’électeur de Salzbourg, et fut nommé,
le 15 mai de cette même année, préfet du département
de Rhin-et-Moselle, d’où il passa, le 12 février 1810,
à la préfecture du Bas-Rhin, qu’il quitta en 1814.
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