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Dernière
modification le 27 décembre 2006.
Pays-Bas
autrichiens
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Les
Pays-Bas autrichiens composaient une mosaïque de juridictions
et de privilèges locaux. Ils comptaient neuf provinces, qui
étaient les suivantes :
duchés de Brabant,
duché de Limbourg,
duché de Luxembourg,
duché de Gueldre
(Ruremonde),
comté de Flandre,
comté de Hainaut,
comté de Namur,
seigneuries de Tournai et du Tournaisis,
seigneurie de Malines.
Il faut noter que certaines de ces entités étaient
divisées : une partie du Brabant était soumise à
la république des Provinces-Unies, la plus grande partie
du duché de Gueldres formait une des provinces de la même
république, alors qu'une autre partie avait été
cédée au roi de Prusse ; une partie du duché
de Luxembourg avait été cédée à
la France, ainsi qu'une partie du comté de Hainaut et du
comté de Flandre, lequel se voyait encore amputé d'une
partie conquise par les Provinces-Unies.
Les Pays-Bas autrichiens formaient, d'après l'expression
de Théodore Juste, l'apanage indivisible et héréditaire
d'un seul souverain, le chef de la maison d'Autriche, qui les possédait
à titre particulier depuis 1713.
Ce n'est donc pas en tant qu'empereur d'Allemagne que Joseph Il
y exerçait sa souveraineté, mais comme souverain des
Etats d'Autriche, en tant que duc de Brabant, comte de Flandre,
etc... C'est-à-dire que si l'Empereur, qui était élu
par les princes électeurs de l'Empire germanique, avait été
autre que l'archiduc d'Autriche, c'est néanmoins celui-ci
qui aurait été souverain des Pays-Bas.
Ces provinces, quoique liées par un destin commun et réunies
sous le même sceptre, conservaient leur indépendance
respective et leur nationalité distincte, de sorte que les
habitants de l'une étaient, sauf certains cas, considérés
comme étrangers dans l'autre.
Chacune des dix provinces avait sa constitution particulière
et sa représentation propre. Ces constitutions, si elles
variaient dans leur détail, étaient analogues dans
leur esprit. Seul le Brabant possédait une charte réunissant
tous ses privilèges. C'était la Joyeuse Entrée,
ainsi nommée parce que, lors de son avènement, le
prince recevait, soit par lui-même, soit par son lieutenant,
le serment de fidélité des Etats qui représentaient
le peuple, mais à condition de jurer qu'il les gouvernerait
comme bon et léal seigneur, et qu'il conserverait
leurs libertés, leurs coutumes et leurs usages. La Joyeuse
Entrée consistait en un recueil de cinquante-neuf articles.
L'article 58 obligait le souverain à confirmer tous les privilèges
dont jouissaient les prélats, nobles et villes des pays de
Brabant et d'outre-Meuse ; l'article 59 statuait que, s'il enfreignait
une seule des dispositions de la Joyeuse Entrée, ses sujets
ne devaient plus lui rendre aucun service, et ses droits demeureraient
suspendus jusqu'à ce qu'il eût fait une réparation
en bonne et due forme. Le duché de Limbourg jouissait de
la même charte qui, dans sa forme définitive, remontait
à l'avènement de Philippe Il.
Chacune des dix provinces avait une assemblée représentative
qui participait dans une certaine mesure au pouvoir législatif,
les États, dont le principe dominant était
la représentation par ordres : clergé, noblesse et
tiers état. Leur composition n'était cependant pas
uniforme. Dans le Brabant, par exemple, les Etats étaient
composés des abbés des grandes abbayes représentant
le clergé, de quelques riches seigneurs pour la noblesse,
et de sept délégués, représentant les
trois chefs-villes, Louvain, Bruxelles et Anvers, pour le tiers
état. En Flandre, la noblesse n'était pas représentée
aux Etats, alors qu'en Gueldre, c'est le clergé qui faisait
défaut. De façon générale, le bas clergé,
et le tiers état des petites villes et des campagnes n'étaient
pas représentés.
Les Etats avaient l'administration financière et économique
des impôts levés dans la province, qui ne pouvaient
l'être que de leur consentement. Ils recevaient le serment
que le prince était tenu de prêter lors de son inauguration
; ils avaient le droit de remontrance et de pétition, et
jouissaient de la manifestation libre des opinions.
L'administration municipale variait de province à province,
de ville en ville, et était largement fondée sur le
régime des corporations ou métiers. A Bruxelles par
exemple, le large conseil était composé de douze personnes
des lignages et de douze des nations. On entendait par nations le
doyen en exercice de chacun des quarante-neuf métiers et
le doyen immédiatement précédent, donc 98 personnes.
La religion catholique était, jusqu'en 1781, la seule religion
reconnue, et même tolérée dans l'Etat, et les
fonctions publiques étaient réservées aux nationaux
qui la professaient.
Le pays était gouverné, au nom de l'empereur, par
des gouverneurs généraux, qui étaient, depuis
1780, l'archiduchesse Marie-Christine, soeur de l'empereur, et son
mari le duc Albert de Saxen-Teschen.
Un ministre plénipotentiaire administrait le pays sous les
ordres des gouverneurs généraux, et les remplaçait
durant leur absence. Cette charge était occupée en
1789 par le comte de Trautmansdorff, qui avait succédé
en 1787 au comte de Belgiojoso.
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Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 : |
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Brabant,
(le) Brachbantum, grande province des Pays-Bas, avec titre
de duché, borné N. par le comté de Hollande et
le duché de Gueldre, E. par le même duché et l'évêché
de Liége, S. par les comtés de Namur et de Hainaut,
O. par la Flandre et la Zélande. On la divise en Brabant autrichien
et en Brabant hollandais. Ses principales rivières sont l'Escaut,
le Rupel, la Dyle, le Démer, la Nèthe et la Senne. Bruxelles
en est la capitale. |
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Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 : |
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Limbourg,
Limburgum, ville des Pays-Bas autrichiens, capitale d’un
duché considérable de même nom. Louis XIV la prit
en 1675, et les Impériaux en 1705. Elle est demeurée
à la maison d’Autriche par les Traités de Rastad et
de Bade, après avoir été démantelée.
Elle est sur une montagne près de la Vèse, dans une
situation désagréable, à 6 lieues de Liége,
7 d’Aix-la-Chapelle, 7 de Maestricht, long. 23.43. lat. 50.40.
Le duché de Limbourg est borné N. et E. par le duché
de Juliers, E. encore par le territoire d’Aix-la-Chapelle, S. et O.
par le pays le Liège, dont il est séparé par
la Meuse. Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris
1758 |
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Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 : |
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Luxembourg
(le duché de) l'une des XVII provinces des Pays-Bas, entre
l'évêché de Liége, l'électorat de
Trêves, la Lorraine et la Champagne. Elle appartient en partie
à la maison d'Autriche, et en partie à la France par
le traité des Pyrénées. Thionville est la capitale
du Luxembourg français. (1758) |
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Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 : |
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Gueldres
(la), Gueldria, contrée des Pays-Bas, avec titre de
duché. Elle comprend la province et le haut quartier de Gueldres.
La province de Gueldre est la première des 7 Provinces-Unies.
Elle contient les trois comtés de Nimègue, de Zutphen
et d’Arnheim. Le haut quartier de Gueldres comprend le quartier de
Ruremonde, qui est possédé par trois souverains. Le
roi de Prusse y possède la ville de Gueldres par le traité
d’Utrecht, et la Maison d’Autriche, Ruremonde et ses dépendances
; les Etats-Généraux, Wenle et Stenvenswert. |
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Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 : |
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Flandre,
(la) Flandria, grande province des Pays-Bas, qu'on peut diviser
en Flandre autrichienne, hollandaise et Française. Elle est
entre la mer d'All., l'Artois, le Hainaut, le Brabant et le comté
de Zélande. Le territoire est fertile et excellent pour la
nourriture du bétail. Les femmes y sont belles et vertueuses
; les hommes phlegmatiques, laborieux, bons commerçants, judicieux,
doux et amateurs de la bonne chère, des réjouissances
et de la liberté. On y professe la religion catholique, excepté
dans la partie hollandaise. Cette province est ordinairement le théâtre
de la guerre. On entend quelquefois improprement par la Flandre tous
les Pays-Bas catholiques. |
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Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 : |
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Hainaut,
(le) Hannonia, (ainsi nommé de la rivière de
Haine, qui le coupe par le milieu). Province des Pays-Bas catholiques,
entre la Flandre, la Picardie, le Cambrésis, le comté
de Namur, l'Evêché de Liége et le Brabant. On
le divise en Hainaut autrichien, dont la capitale est Mons, en en
Hainaut français dont la capitale est Valenciennes. Le climat
y est froid et pluvieux, à cause du voisinage des Ardennes.
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Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 : |
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Namur
(le comté de) Province des Pays-Bas, avec titre de comté,
sur la Sambre et la Meuse, borné N. par le Brabant, E. et S.
par l’évêché de Liége, O. par le Hainaut.
Elle est assez fertile. Il y a un grand nombre de forêts, des
carrières de marbre, des mines de fer, de plomb et de charbon
de terre. Elle comprend 7 bailliages : Namur, Feix, Fleurus, Bouvigne,
Sausons, Polvache et le Wasseigne. |
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Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 : |
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Tournay,
jolie et considérable ville des Pays-Bas autrichiens, dans
la Flandre, capitale du Tournaisis, avec un évêché
suffragant de Cambray. L’église cathédrale et celle
de l’abbaye de saint Martin sont magnifiques. Louis XIV prit Tournay
en 1667, et il lui fut cédé par le Traité d’Aix-la-Chapelle
en 1668. Les Alliés le prirent en 1709, et il fut cédé
à la maison d’Autriche par la paix d’Utrecht, et la garde en
fut donnée aux Hollandais par le Traité des Barrières
en 1715. Le roi le prit le 19 juin 1745, et en fit démolir
les fortifications. La citadelle était une des plus belles
de l’Europe. Il est sur l’Escaut, qui le divise en deux villes jointes
par un pont, à 4 lieues et demie S.E. de Lille, 7 et demie
N.O. de Douay, 9 N.O. de Mons, 12 S.O. de Gand, 54 N. p. E. de Paris.
long 21d. 3’. 17". lat. 50d. 36’ 17". |
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Vosgien,
Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 : |
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Malines,
Mechlinia, belle ville des Pays-Bas autrichiens,
capitale de la seigneurie de même nom, avec un archevêché
érigé par Paul IV en 1559, dont l’archevêque prend
le titre de Primat des Pays-Bas, et un sénat ou parlement.
Il s’y est tenu plusieurs conciles. C’est la patrie de Jean Bol et
de Michel Coxis, peintres. Il s’y fait un commerce considérable
de grains, et surtout de dentelles très estimées. Elle
se rendit au duc de Marlborough en 1706, après avoir été
abandonnée par les Français. Les Français la
prirent au mois de mai 1746. Elle est sur la Dyle qui la traverse,
et y reçoit une petite rivière au milieu du Brabant,
à 4 lieues N.O. de Louvain, à 4 lieues N.E. de Bruxelles,
6 S.E. d’Anvers, 11 E. de Gand. longit ; 22.5. lat. 51.2. |
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