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  Annuaire 1789-1815   >   Pays-Bas  >

Dernière modification le 27 décembre 2006.

Pays-Bas autrichiens

 

Les Pays-Bas autrichiens composaient une mosaïque de juridictions et de privilèges locaux. Ils comptaient neuf provinces, qui étaient les suivantes :
duchés de Brabant,
duché de Limbourg,
duché de Luxembourg,
duché de
Gueldre (Ruremonde),
comté de Flandre,
comté de Hainaut,
comté de Namur,
seigneuries de Tournai et du Tournaisis,
seigneurie de Malines.
Il faut noter que certaines de ces entités étaient divisées : une partie du Brabant était soumise à la république des Provinces-Unies, la plus grande partie du duché de Gueldres formait une des provinces de la même république, alors qu'une autre partie avait été cédée au roi de Prusse ; une partie du duché de Luxembourg avait été cédée à la France, ainsi qu'une partie du comté de Hainaut et du comté de Flandre, lequel se voyait encore amputé d'une partie conquise par les Provinces-Unies.
Les Pays-Bas autrichiens formaient, d'après l'expression de Théodore Juste, l'apanage indivisible et héréditaire d'un seul souverain, le chef de la maison d'Autriche, qui les possédait à titre particulier depuis 1713. Ce n'est donc pas en tant qu'empereur d'Allemagne que Joseph Il y exerçait sa souveraineté, mais comme souverain des Etats d'Autriche, en tant que duc de Brabant, comte de Flandre, etc... C'est-à-dire que si l'Empereur, qui était élu par les princes électeurs de l'Empire germanique, avait été autre que l'archiduc d'Autriche, c'est néanmoins celui-ci qui aurait été souverain des Pays-Bas.
Ces provinces, quoique liées par un destin commun et réunies sous le même sceptre, conservaient leur indépendance respective et leur nationalité distincte, de sorte que les habitants de l'une étaient, sauf certains cas, considérés comme étrangers dans l'autre.
Chacune des dix provinces avait sa constitution particulière et sa représentation propre. Ces constitutions, si elles variaient dans leur détail, étaient analogues dans leur esprit. Seul le Brabant possédait une charte réunissant tous ses privilèges. C'était la Joyeuse Entrée, ainsi nommée parce que, lors de son avènement, le prince recevait, soit par lui-même, soit par son lieutenant, le serment de fidélité des Etats qui représentaient le peuple, mais à condition de jurer qu'il les gouvernerait comme bon et léal seigneur, et qu'il conserverait leurs libertés, leurs coutumes et leurs usages. La Joyeuse Entrée consistait en un recueil de cinquante-neuf articles. L'article 58 obligait le souverain à confirmer tous les privilèges dont jouissaient les prélats, nobles et villes des pays de Brabant et d'outre-Meuse ; l'article 59 statuait que, s'il enfreignait une seule des dispositions de la Joyeuse Entrée, ses sujets ne devaient plus lui rendre aucun service, et ses droits demeureraient suspendus jusqu'à ce qu'il eût fait une réparation en bonne et due forme. Le duché de Limbourg jouissait de la même charte qui, dans sa forme définitive, remontait à l'avènement de Philippe Il.
Chacune des dix provinces avait une assemblée représentative qui participait dans une certaine mesure au pouvoir législatif, les États, dont le principe dominant était la représentation par ordres : clergé, noblesse et tiers état. Leur composition n'était cependant pas uniforme. Dans le Brabant, par exemple, les Etats étaient composés des abbés des grandes abbayes représentant le clergé, de quelques riches seigneurs pour la noblesse, et de sept délégués, représentant les trois chefs-villes, Louvain, Bruxelles et Anvers, pour le tiers état. En Flandre, la noblesse n'était pas représentée aux Etats, alors qu'en Gueldre, c'est le clergé qui faisait défaut. De façon générale, le bas clergé, et le tiers état des petites villes et des campagnes n'étaient pas représentés.
Les Etats avaient l'administration financière et économique des impôts levés dans la province, qui ne pouvaient l'être que de leur consentement. Ils recevaient le serment que le prince était tenu de prêter lors de son inauguration ; ils avaient le droit de remontrance et de pétition, et jouissaient de la manifestation libre des opinions.
L'administration municipale variait de province à province, de ville en ville, et était largement fondée sur le régime des corporations ou métiers. A Bruxelles par exemple, le large conseil était composé de douze personnes des lignages et de douze des nations. On entendait par nations le doyen en exercice de chacun des quarante-neuf métiers et le doyen immédiatement précédent, donc 98 personnes.
La religion catholique était, jusqu'en 1781, la seule religion reconnue, et même tolérée dans l'Etat, et les fonctions publiques étaient réservées aux nationaux qui la professaient.
Le pays était gouverné, au nom de l'empereur, par des gouverneurs généraux, qui étaient, depuis 1780, l'archiduchesse Marie-Christine, soeur de l'empereur, et son mari le duc Albert de Saxen-Teschen.
Un ministre plénipotentiaire administrait le pays sous les ordres des gouverneurs généraux, et les remplaçait durant leur absence. Cette charge était occupée en 1789 par le comte de Trautmansdorff, qui avait succédé en 1787 au comte de Belgiojoso.

   

 


     

Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 :    
  Brabant, (le) Brachbantum, grande province des Pays-Bas, avec titre de duché, borné N. par le comté de Hollande et le duché de Gueldre, E. par le même duché et l'évêché de Liége, S. par les comtés de Namur et de Hainaut, O. par la Flandre et la Zélande. On la divise en Brabant autrichien et en Brabant hollandais. Ses principales rivières sont l'Escaut, le Rupel, la Dyle, le Démer, la Nèthe et la Senne. Bruxelles en est la capitale.    


     
  Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 :    
  Limbourg, Limburgum, ville des Pays-Bas autrichiens, capitale d’un duché considérable de même nom. Louis XIV la prit en 1675, et les Impériaux en 1705. Elle est demeurée à la maison d’Autriche par les Traités de Rastad et de Bade, après avoir été démantelée. Elle est sur une montagne près de la Vèse, dans une situation désagréable, à 6 lieues de Liége, 7 d’Aix-la-Chapelle, 7 de Maestricht, long. 23.43. lat. 50.40.
Le duché de Limbourg est borné N. et E. par le duché de Juliers, E. encore par le territoire d’Aix-la-Chapelle, S. et O. par le pays le Liège, dont il est séparé par la Meuse. Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758
   

 


     
  Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 :    
  Luxembourg (le duché de) l'une des XVII provinces des Pays-Bas, entre l'évêché de Liége, l'électorat de Trêves, la Lorraine et la Champagne. Elle appartient en partie à la maison d'Autriche, et en partie à la France par le traité des Pyrénées. Thionville est la capitale du Luxembourg français. (1758)    

 


     
  Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 :    
  Gueldres (la), Gueldria, contrée des Pays-Bas, avec titre de duché. Elle comprend la province et le haut quartier de Gueldres. La province de Gueldre est la première des 7 Provinces-Unies. Elle contient les trois comtés de Nimègue, de Zutphen et d’Arnheim. Le haut quartier de Gueldres comprend le quartier de Ruremonde, qui est possédé par trois souverains. Le roi de Prusse y possède la ville de Gueldres par le traité d’Utrecht, et la Maison d’Autriche, Ruremonde et ses dépendances ; les Etats-Généraux, Wenle et Stenvenswert.    

 


     
  Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 :    
  Flandre, (la) Flandria, grande province des Pays-Bas, qu'on peut diviser en Flandre autrichienne, hollandaise et Française. Elle est entre la mer d'All., l'Artois, le Hainaut, le Brabant et le comté de Zélande. Le territoire est fertile et excellent pour la nourriture du bétail. Les femmes y sont belles et vertueuses ; les hommes phlegmatiques, laborieux, bons commerçants, judicieux, doux et amateurs de la bonne chère, des réjouissances et de la liberté. On y professe la religion catholique, excepté dans la partie hollandaise. Cette province est ordinairement le théâtre de la guerre. On entend quelquefois improprement par la Flandre tous les Pays-Bas catholiques.    

 


     
  Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 :    
  Hainaut, (le) Hannonia, (ainsi nommé de la rivière de Haine, qui le coupe par le milieu). Province des Pays-Bas catholiques, entre la Flandre, la Picardie, le Cambrésis, le comté de Namur, l'Evêché de Liége et le Brabant. On le divise en Hainaut autrichien, dont la capitale est Mons, en en Hainaut français dont la capitale est Valenciennes. Le climat y est froid et pluvieux, à cause du voisinage des Ardennes.    

 


     
  Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 :    
  Namur (le comté de) Province des Pays-Bas, avec titre de comté, sur la Sambre et la Meuse, borné N. par le Brabant, E. et S. par l’évêché de Liége, O. par le Hainaut. Elle est assez fertile. Il y a un grand nombre de forêts, des carrières de marbre, des mines de fer, de plomb et de charbon de terre. Elle comprend 7 bailliages : Namur, Feix, Fleurus, Bouvigne, Sausons, Polvache et le Wasseigne.    

 


     
  Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 :    
  Tournay, jolie et considérable ville des Pays-Bas autrichiens, dans la Flandre, capitale du Tournaisis, avec un évêché suffragant de Cambray. L’église cathédrale et celle de l’abbaye de saint Martin sont magnifiques. Louis XIV prit Tournay en 1667, et il lui fut cédé par le Traité d’Aix-la-Chapelle en 1668. Les Alliés le prirent en 1709, et il fut cédé à la maison d’Autriche par la paix d’Utrecht, et la garde en fut donnée aux Hollandais par le Traité des Barrières en 1715. Le roi le prit le 19 juin 1745, et en fit démolir les fortifications. La citadelle était une des plus belles de l’Europe. Il est sur l’Escaut, qui le divise en deux villes jointes par un pont, à 4 lieues et demie S.E. de Lille, 7 et demie N.O. de Douay, 9 N.O. de Mons, 12 S.O. de Gand, 54 N. p. E. de Paris. long 21d. 3’. 17". lat. 50d. 36’ 17".  

Tournai

Cambrai

 


     
  Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, Paris 1758 :    
  Malines, Mechlinia, belle ville des Pays-Bas autrichiens, capitale de la seigneurie de même nom, avec un archevêché érigé par Paul IV en 1559, dont l’archevêque prend le titre de Primat des Pays-Bas, et un sénat ou parlement. Il s’y est tenu plusieurs conciles. C’est la patrie de Jean Bol et de Michel Coxis, peintres. Il s’y fait un commerce considérable de grains, et surtout de dentelles très estimées. Elle se rendit au duc de Marlborough en 1706, après avoir été abandonnée par les Français. Les Français la prirent au mois de mai 1746. Elle est sur la Dyle qui la traverse, et y reçoit une petite rivière au milieu du Brabant, à 4 lieues N.O. de Louvain, à 4 lieues N.E. de Bruxelles, 6 S.E. d’Anvers, 11 E. de Gand. longit ; 22.5. lat. 51.2.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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