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Dernière
modification le 10 octobre 2006.
République
helvétique
Helvétique
(République) : La république française cherchait depuis longtemps à s’assurer
le contrôle des passages alpins, qui était devenu plus nécesaire encore
depuis les conquêtes de Bonaparte en Italie. Le Directoire exécutif soutient
en conséquence l’agitation démocratique dans le pays de Vaud et à Bâle.
Lorsque Bonaparte traverse la Suisse en décembre
1797 pour se rendre au congrès de Rastadt, l’agitation prend une nouvelle
tournure dans le pays. Le 27 janvier 1798, Lausanne proclame son indépendance.
Les troupes françaises entrent en Suisse, occupent le pays de Vaud et
marchent sur Berne, qui tombe le 5 mars. Une république helvétique, une
et indivisible, est proclamée le 26 ventôse an 6 par le général Brune
; elle est dirigée par un directoire exécutif de cinq membres. Le corps
législatif est divisé en deux conseils, le sénat de vingt-quatre membres,
et le grand-conseil de quarante-huit. Une grande partie des cantons y
adhère le 15 avril 1798 ; mais Schwitz, une partie des cantons
d’Unterwald, Uri, Glaris, Appenzell, Berne, Lucerne et Zurich refusent
de la reconnaître et proclament la levée en masse. Le général Schauenbourg
mène la lutte contre les Suisses, et ne parvient à soumettre le pays qu’en
septembre.
La
république française et la république helvétique concluent
le 23 fructidor an 6 un traité d’alliance offensive et défensive
qui assure à la France la route militaire du Rhin et des Grisons, celle
du Valais vers l’Italie. Six demi-brigades
helvétiques entrent au service de la France.
Le
22 germinal an 7 (11 avril 1799), la réunion des Grisons à la république
helvétique est décrétée, à l’unanimité, par les deux conseils de cette
république.
Mais
la République helvétique se débat dans de graves
difficultés internes, souvent attisées par les agents français.
Le premier consul Bonaparte convoque à Paris les représentants
des cantons et des partis, et leur impose, le 19 février 1803,
l'Acte de Médiation : la Suisse redevient une confédération,
la République helvétique a vécu. Mais la sujétion
à la France et à son maître est renforcée.
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| An
10. |
Journal
de Paris, 13 vendémiaire an 10-5 octobre 1801 :
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République
Helvétique. La diète helvétique continue
ses travaux avec calme. La discussion s’est ouverte, le 3 vendémiaire,
sur l’article 1er de la constitution ainsi conçu : “La république
helvétique ne forme qu’un seul état. Son territoire
est divisé en cantons.” |
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Journal
de Paris, 19 vendémiaire an 10 :
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Dans
sa séance du 8 vendémiaire, la diète helvétique
a décrété l’article IV de sa constitution, ainsi
conçu : “La souveraineté réside dans l’universalité
du peuple helvétique. Son exercice, selon les formes constitutionnelles,
est confié à une diète et à un sénat
nommés constitutionnellement. |
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Voir : Suisse.
| An 11 |
Almanach de
Bruxelles, an 11 : |
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République
helvétique.
Cette république a commencé en 1315 ; elle était
composée de treize cantons, qui portent presque tous le nom
de leur ville capitale. Leur souveraineté fut reconnue à
Munster en 1648. Leur étroite alliance avec la France fut
confirmée dans l’église de Notre-Dame de Paris, par
une célèbre ambassade à Louis XIV, en 1663.
Cette alliance existait dès le temps de Charles VII, en l’an
1453. – L’air y est subtil et sain, mais froid. Le terroir y est
fort montagneux et peu fertile, excepté dans les vallées,
où il y a d’excellents pâturages. Les Suisses sont
laborieux et courageux. Ils ont toujours 39.000 hommes prêts
à marcher.
Ces peuples commencèrent de secouer le joug de la domination
autrichienne en 1308. Les enfants de l’empereur Albert qui, pour
les réduire, y menèrent une armée de 20.000
hommes, furent défaits à la journée de Morgathen,
en 1315, par une cinquantaine d’hommes du canton de Schwits. Cependant
cette république ne fut reconnue, pour un Etat libre, que
par le traité de Westphalie en 1648.
Les religions catholique et protestante sont également suivies
chez les Suisses ; et ils parlent communément les langues
allemande et italienne.
Après bien des commotions survenues dans cet Etat depuis
décembre 1797, sur son organisation et la forme de son gouvernement,
il a cependant pris, depuis sa dernière révolution
du 17 avril 1802, une forme stable. – Le 2 juillet de la même
année, l’acceptation de sa constitution a été
proclamée à Berne, siège de son gouvernement,
et où son sénat s’est constitué à la
maison commune. Le pouvoir exécutif réside dans deux
landammans et dans deux statthalters. – Un sénat, des ministres,
des préfets constituent l’administration helvétique.
Berne est la métropole de l’Helvétie. Le territoire
helvétique est divisé en vingt-un cantons, savoir
: Berne, Zurich, Lucerne, Uri, Schwitz, Unterwalden, Zug, Glaris,
Soleure, Fribourg, Bâle, Schaffhousen, Appenzell, Saint-Gall,
la Turgovie, l’Argovie, Baden, le pays de Vaud, les Grisons, le
Tessin et le Valais.
La religion chrétienne est la religion du peuple suisse et
de son gouvernement ; cependant aucune secte n’est privée
de l’exercice de son culte. Lorsqu’il s’élève des
contestations qui y sont relatives, le sénat en décide.
Il y a une administration centrale, pour l’exercice de la souveraineté
nationale, et une administration cantonale : la première
est composée d’une diète et d’un sénat.
La diète est présidée par le landamman, qui
n’est pas en fonctions. Il a voix prépondérante, en
cas de partage des suffrages.
La diète délibère sur l’acceptation ou le rejet
des lois ; elle a le droit, sur la proposition du sénat,
de déclarer la guerre ou de faire la paix. – Le sénat
est composé de deux landammans, deux stathalters, ou lieutenants,
qui ont un secrétaire d’état nommé hors de
son sein , et vingt-six conseillers. Chaque canton y a un membre.
– Le sénat choisit parmi ses membres les deux landammans
et leurs deux lieutenants ; tous les quatre restent en place dix
ans, et les sénateurs cinq ans. Les agents diplomatiques
sont nommés et révoqués par le sénat,
sur la proposition des landammans.
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