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| Dernière modification: 26/11/2002 Sainte-Hélène Hélène (Ste) Insula Sanctae Helenae, île de la mer Atlantique. Elle a 6 lieues de circuit. Elle est haute, montueuse et entourée de rochers escarpés. Les montagnes qui se découvrent à 25 li en mer sont couvertes la plupart de verdure et de toutes sortes de grands arbres, comme d'ébène, etc. Les vallées sont fort fertiles en toutes sortes de fruits excellents, légumes, etc. Les forêts sont remplies d'orangers, de limoniers, de citronniers, etc. Cependant à l'exception du pêcher, aucun des arbres fruitiers qui y avaient été apportés de l'Europe, et qui avaient d'abord paru s'y naturaliser, n'ont pu s'y soutenir : la vigne n'a pas eu une destinée plus heureuse, les légumes ont été la proie des insectes et peu de grains échappent aux souris ; on y est aussi incommodé par de grosses araignées. Il y a du gibier et des oiseaux en quantité, de la volaille et du bétail qui est sauvage. La mer y est fort poissonneuse. Le nombre de ses habitants, y compris les troupes en garnison, n'excède pas sept mille âmes. Le climat en est très chaud ; mais il y règne depuis le lever du soleil jusqu'à ce qu'il se couche un vent frais qui en tempère l'ardeur. Cette île est la plus solitaire de l'univers ; il s'élève dans son centre une haute montagne en forme de pain de sucre, que les marins prennent pour un clocher flottant, et qui paraît à une très grande distance comme sortant des eaux de l'immense Océan. Elle fut découverte par Jean de Nova, portugais, en 1502, le jour de Ste. Hélène. Les Portugais l'ayant abandonnée, les Hollandais s'en emparèrent et la quittèrent depuis pour le cap de Bonne-Espérance. La compagnie des Indes d'Angleterre s'en saisit ; mais en 1672 les Hollandais la reprirent. Les Anglais la leur enlevèrent et la possèdent aujourd’hui, et l'ont mise en état de se bien défendre. Long. 11 lat. mérid. 16. - Il y a une autre île de ce nom dans l’Amérique sept, au Canada, dans le fleuve Saint-Laurent, vis-à-vis de Mont-Réal. (Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, troisième édition, an VII-mai 1799.) Hélène (Sainte) rade fameuse en Angleterre, vis-à-vis de Portsmouth. C'est là où les flottes royales se rassemblent en sortant de Portsmouth. (Vosgien, Dictionnaire géographique portatif, troisième édition, an VII-mai 1799.)Dans l’édition de 1758 du même dictionnaire, on lit : Hélène (Sainte-) Insula Sanctae Helenae, île de la mer Atlantique. Elle a 6 lieues de circuit. Elle est haute, montueuse et entourée de rochers escarpés. Les montagnes qui se découvrent à 25 li en mer sont couvertes la plupart de verdure et de toutes sortes de grands arbres, comme d'ébène, etc. Les vallées sont fort fertiles en toutes sortes de fruits excellents, légumes, etc. Les arbres fruitiers y ont en même temps des fleurs, des fruits verts, et des fruits mûrs. Les forêts sont remplies d'orangers, de limoniers, de citronniers, etc. Il y a du gibier et des oiseaux en quantité, de la volaille et du bétail qui est sauvage. On n’y voit aucun animal vorace ni vénimeux : tout ce qui est d’incommode, ce sont de grosses araignées et des mouches grosses comme des sauterelles. La mer y est fort poissonneuse. Elle fut découverte par Jean de Nova, Portugais, en 1502, le jour de Sainte Hélène. Les Portugais l'ayant abandonnée, les Hollandais s'en emparèrent et la quittèrent depuis pour le cap de Bonne-Espérance. La compagnie des Indes d'Angleterre s'en saisit ; mais en 1672 les Hollandais la reprirent. Les Anglais la leur enlevèrent et la possèdent aujourd’hui, et l'ont mise en état de se bien défendre. Il y a une autre île de ce nom dans l’Amérique septentrionale, au Canada, dans le fleuve Saint-Laurent, vis-à-vis de Mont-Réal. Long. 11 latit. mérid. 16. ________________________
Nouvelles concernant les Sciences, les Lettres et les Arts. - Les journaux anglais parlent des ravages que font dans l’île de Ste.-Hélène de petits oiseaux, appelés amadavit. Ils viennent des côtes d’Afrique, voyagent en troupes innombrables, et détruisent chaque année plus de la moitié des productions de la colonie. La femelle ne mat jamais bas moins de 10 à 12 œufs, et l’on assure que dans le cours d’une année elle met au jour plus de 200 petits. L’île se trouve empestée de millions de ces volatiles destructeurs, malgré tous les soins qu’on prend pour les détruire. Leur nid est construit avec un art admirable. Il ressemble parfaitement à une bouteille, dont l’issue, presque imperceptible, ne laisse d’entrée possible qu’à la mère, qui ne quitte guère sa couvée, une fois qu’elle est commencée. Son nid, construit d’une manière très solide, entretient un degré de chaleur, telle qu’en moins de six jours la mère pond ses œufs et les fait éclore. (Journal de Paris 24 brumaire an X .)
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