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Dernière modification: 27/12/2002
Talleyrand
Talleyrand : (Charles-Maurice
de Talleyrand-Périgord) 1758-1838. Evêque d'Autun en 1788, député
du clergé aux Etats-Généraux . A l'Assemblée nationale, il soutient
la constitution civile du clergé, et quitte l'état ecclésiastique.
Après avoir émigré en Angleterre, puis aux Etats-Unis, il rentre en
France et devient ministre des relations extérieures du Directoire
(1797), poste qu'il conserve sous le Consulat et l'Empire. Il avait
été un artisan des plus actifs du coup d'état du 18 brumaire.
Nommé chambellan en 1804, prince de Bénévent en 1806, il est disgracié
en 1809.
Chef du gouvernement provisoire en 1814, il reprend le portefeuille
des Affaires étrangères sous la première Restauration, et il joue
un rôle essentiel au Congrès de Vienne.
Chef du gouvernement de juillet à septembre 1815. Il termine sa carrière
comme ambassadeur à Londres (1830-1834). |

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Le 23 fructidor an X (10 septembre 1802), Talleyrand
avait épousé, à la mairie du XIe arrondissement de Paris,
Mme Grant (Catherine Noël Worlée, femme divorcée, de Georges-François
Grand ou Grant). Les témoins avaient été Roederer, l'amiral Bruix, le
général Beurnonville et le prince de Nassau. Ce mariage avait été contracté
sous la pression du Premier Consul, qui voulait mettre fin à une situation
notoirement irrégulière.
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Voir la justification de la vie
politique de Talleyrand par lui-même, dans la déclaration
complémentaire à son testament, du 17 mai 1838. |
Dans un ouvrage publié en Allemagne en 1804, sans nom
d'auteur, mais qui est dû comte de Schlaberndorff (Napoléon Bonaparte
et le peuple français sous son consulat), on trouve le portrait suivant
de Talleyrand :
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« Pour se faire mieux valoir,
Bonaparte devrait toujours avoir à ses côtés, quand il est en représentation,
ce personnage ravagé qui semble soutenu par son ample costume d'apparat.
Il est difficile de voir une individualité d'aspect plus chétif
et plus terne. Son air d'abattement physique, sa physionomie éteinte
indiquent l'homme énervé par les jouissances; son corps émacié se
traîne péniblement et par saccades sur des pieds difformes de naissance.
Il faut être profond physionomiste pour deviner sous cette enveloppe
répulsive et morne, sous ces allures languissantes, dans ces yeux
bleus presque morts où ne brille qu'une étincelle de vie, en un
mot, à travers tous les caractères du type blond affadé, l'habile
et rusé prélat diplomate qui dupe la France et l'Europe. » |
Extrait des Mémoires de
Talleyrand.
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