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Détail de la carte de Ferraris
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Dernière modification:
05/12/2002
Michel Lavergne
20 novembre 2002
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:Merci pour
cette thèse. Elle explique pourquoi les Français semblent avoir pris une
telle somme de mauvaises décisions durant la bataille, notamment la charge
de Ney, la montée en ligne des unités de d'Erlon (et non en colonne bien
moins meurtrières), ou l'obstination sur Hougoumont. Si Ney croit attaquer
Mont Saint jean et voit les troupes anglaises se replier, il est évident
d'envoyer la cavalerie lourde pour hacher les fuyards anglais. Si d'Erlon
monte en ligne (et non en colonne), c'est parce qu'il anticipe une bataille
en plaine... Les stratèges en chambre semblent oublier que le brouillard de
guerre, le stress et le moral sont la clef des batailles. Waterloo est
particulier dans l'histoire des grandes batailles napoléoniennes car
Napoléon n'a pas choisi pour son adversaire et reconnu le terrain bien avant
la bataille. Wellington l'a précédé en 1814... Dès le départ Napoléon subit
la bataille, découvre les pièges au fur et à mesure qu'ils se présentent!
Tout et s'enlise. Mon opinion est que l'ensemble de la structure de
commandement est rafistolée doute, et veux se prouver qu'elle n'a pas fait
le mauvais choix en se ralliant (les trahisons de dernière minute
l'attestent). D'où peut être cette impatience dans la prise de décisions
inconsidérées, à la lueur d'une carte érronée. Encore bravo !
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Bruno Roy-Henry,
Auteur de "Napoléon, l'énigme de l'exhumé de 1840".
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Les observations de M. Logie sont intéressantes et
-a priori- peuvent paraître pertinentes. Mais la réplique de Bernard
Coppens ne laisse guère de doutes: oui, l'Empereur s'est trompé dans
la lecture des cartes et cette erreur n'a pas été redressée par les
officiers d'état-major: ce n'est pas seulement son chef, c'est toute
l'armée française qui s'est trompée!
Bien
entendu, il est probable que plus d'un officier -au cours de la
bataille- se soit aperçu de l'erreur; il n 'était plus temps de la
corriger! Il vaudrait mieux dire: "des erreurs"... Cela dit,
je ne suis pas encore entièrement convaincu que la disposition des
troupes du corps d'Erlon ait été ordonnée par Napoléon lui-même: je
persiste à penser que c'est le maréchal Ney qui a ordonné ces
formations "macédonniennes" : seul, un combattant d'Espagne
pouvait spéculer sur la faiblesse de la cavalerie anglaise et la faible
probabilité de son intervention au cours d'un premier assaut.
Par contre, je me range à l'avis de M. Coppens
concernant l'arrivée inopinée des Prussiens sur la droite française.
Mais, c'est un autre débat.
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| Frédéric Lourtie - un
amateur
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Enfin, après de
nombreuses lectures et observations sur le terrain même de la bataille,
la théorie de Bernard Coppens me donne des éléments de réponse aux
nombreux "pourquoi, comment" qui continuaient à me tracasser
au sujet de la bataille de Waterloo. Cette nouvelle forme d'étude de l'épopée
devrait être entreprise pour toute la campagne de 1815. Le travail des
historiens précédents n'est certes pas à rejeter mais l'ouvrage de
Bernard Coppens les complète parfaitement. |
| Madeleine Laurens-Koide
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Je suis d'accord avec vous : il faut prendre avec beaucoup de
précautions les récits postérieurs de la bataille de Waterloo par Napoléon
lui-même, qui ne reconnaît pas les erreurs qu'il a pu commettre dans sa conduite
du plan de bataille, mais il est quand même reconnu par certains historiens que
Napoléon a perdu un temps précieux, "qu'il n'était plus lui-même", et qu'il n'a
pas toujours donné des ordres clairs, etc. Je crois, quand même, que les
historiens contemporains qui essaient d'être objectifs se posent des questions
sur ces lacunes et ces erreurs de Napoléon (ce n'étaient d'ailleurs pas les
premières - cf St Dizier pendant la Campagne de France, entre autres!-), ce qui
n'enlève rien au génie de ce personnage "hors du commun"... En fait,
on pourrait dire de lui-même ce qu'il dit de ses généraux en 1815 : "Le
caractère de plusieurs généraux avait été détrempé par les évènements de 1814 ;
ils avaient perdu quelque chose de cette audace, de cette résolution et de cette
confiance qui leur avaient valu tant de gloire et avaient tant contribué au
succès des campagnes passées." (Las Cases, t.2, Garnier,p. 236). On peut le
targuer de mauvaise foi, c'est évident. Il admet cependant :"La faute que
j'ai faite, c'est d'avoir couché à Fleurus... La bataille contre (sic!)Waterloo
aurait eu lieu 24h plus tôt, Wellington et Blücher ne se seraient pas
rejoints..."(cité par André Castelot, "Napoléon"). |
| Alain Delcourt, Luttre
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Napoléon a commis 3 erreurs
avant Waterloo ;
1 Au soir de Ligny,il n'a pas poursuivi l'arméée de Blucher.
2 Le lendemain, il s'est séparé des forces de Grouchy qui représentaient
environ un tiers de l'armée du Nord. Le 30.000 hommes de Grouchy n'étaient
pas assez nombreux pour affronter les 90.000 hommes de Blucher, mais trop
nombreux pour une simple mission de surveillance.
3 Napoleon a passé une grande partie du 17 Juin a visiter la région de
Fleurus. Quel que fût son choix, poursuivre Blücher ou marcher sur
Bruxelles, il fallait agir très vite.
Pendant la bataille de Waterloo, quand Napoléon s'est rendu compte que les
Prussiens marchaient sur Plancenoit, il aurait du suspendre les attaques sur
le front anglais et ordonner un repli vers le sud de manière a éviter l'encerclement. En
1940 à Dunkerque les anglais ont prouvé qu'une armée qui parvient à se
dégager à temps est une armée qui pourra encore combattre et gagner d'autres
batailles. |
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