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Waterloo
> Uniformes > |
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Infanterie
de ligne 1815 |
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En mars 1815, l'infanterie de ligne
comptait 90 régiments (numérotés de 1 à 90). Six de ces régiments
étaient à trois bataillons, les autres n'en avaient que deux.
Napoléon, au retour de 1'lle d'Elbe, voulut porter l'armée à 800.000
hommes, dont 428.400 d'infanterie de ligne répartis dans les 105
régiments maintenus (90 d'infanterie dite de ligne, et 15 d'infanterie
dite légère. Les régiments devaient passer de 2 à 5 bataillons (quatre
bataillons de ligne et un bataillon de dépôt), chaque bataillon
de ligne devant être composé de six compagnies dont une de grenadiers,
une de voltigeurs et quatre de fusiliers, chaque compagnie étant
portée au nombre de 80 soldats. Napoléon rendit aux régiments leurs
anciens numéros.
Pour compléter les bataillons existants et pour former les nouveaux,
on rappela tous les anciens militaires. Les rapports d'inspection
montrent que l'armée du Nord étaient vêtus de façon très uniforme,
contrairement à ce qu'en dit la légende, et contrairement à ce qu'on
affirmé Henri Houssaye et le commandant Lachouque.
Il est possible qu'au niveau des insignes, les troupes aient pu
présenter une certaine disparité que les plaques et les boutons
n'aient pas pu être tous remplacés. |
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Le shako
était souvent recouvert d'un couvre-shako,
de matière, couleur et forme assez variables, mais généralement
de toile cirée noire. Les shakos devaient être ornés d'une houppette
à la couleur de la compagnie (circulaire du 21 février 1811), ronde,
plate, de 5 centimètres et demi de diamètre, d'un centimètre d'épaisseur,
sans numéro, et ce pour tous les bataillons indistinctement. Elles
étaient :
- vert foncé pour les premières compagnies de fusiliers
- bleu céleste pour les secondes
- aurore pour les troisièmes
- violet pour les quatrièmes.
L'habit est
celui du règlement de 1812. Les retroussis devaient être ornés de
"N" bleus découpés dans du drap, mais il est possible
que tous les régiments n'aient pas eu le temps d'opérer cette adaptation.
Les boutons de l'habit étaient frappés théoriquement du numéro
du régiment ; dans la pratique, les changements de numéro des ont
dû causer aussi des manques d'uniformité dans cette partie.
La capote, d'après le règlement de 1812, était de drap beige, croisant
et boutonnant sur la poitrine au moyen d'une double rangée de cinq
boutons d'étoffe.
Lorsqu'il n'en était pas vêtu, le fusilier la roulait et la fixait
sur le havresac
En campagne, le pantalon réglementaire était de toile blanche, ample,
et se portait au-dessus des guêtres.
L'armement était le fusil, du modèle 1777 corrigé, avec sa baïonnette.
L'équipement des fusiliers était composé de la giberne avec le porte-giberne
en buffle, large de 31 lignes (67 mm), et sur lequel était fixé
le porte-baïonnette.
Les chevrons d'ancienneté se portaient en laine écarlate sur le bras gauche,
un pour dix ans de service (fig. 7), deux pour quinze ans (fig.
12) et trois pour vingt ans.
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Officiers
L'officier représenté ici porte le
surtout. Cette forme d'habit, qui jouissait d'une grande faveur
auprès des officiers, pouvait varier quant à la coupe, au nombre
de boutons (de 7 à 9), à la forme et à la couleur des parements
et du collet (en drap du fond ou rouges), etc.
L'habit réglementaire, de même forme que celui de la troupe,
mais en drap plus fin et avec les pans plus longs, se portait également,
mais rarement en campagne.
La coiffure habituelle était le shako, recouvert ou non d'un
couvre-shako. Le chapeau
bicorne était encore fréquemment porté par les officiers en campagne.
Voir
Infanterie de ligne 1789
Voir Infanterie de ligne 1800-1806
Voir Infanterie de ligne 1807
Voir Infanterie de ligne 1808-1812 |
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