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Dernière modification:
07/03/2004
Waterloo 1815
Infanterie de ligne
En mars 1815, l'infanterie de ligne comptait 90 régiments
(numérotés de 1 à 90). Six de ces régiments étaient à trois bataillons,
les autres n'en avaient que deux.
Napoléon, au retour de 1'lle d'Elbe, voulut porter l'armée à 800.000 hommes,
dont 428.400 d'infanterie de ligne répartis dans les 105 régiments maintenus
(90 d'infanterie dite de ligne, et 15 d'infanterie dite légère. Les régiments
devaient passer de 2 à 5 bataillons (quatre bataillons de ligne et un bataillon
de dépôt), chaque bataillon de ligne devant être composé de six compagnies
dont une de grenadiers, une de voltigeurs et quatre de fusiliers, chaque
compagnie étant portée au nombre de 80 soldats. Napoléon rendit aux régiments
leurs anciens numéros.
Pour compléter les bataillons existants et pour former les nouveaux, on rappela
tous les anciens militaires.
Les rapports d'inspection montrent que l'armée du Nord étaient vêtus de façon
très uniforme, contrairement à ce qu'en dit la légende, et contrairement à
ce qu'on affirmé Henri Houssaye et le commandant Lachouque.
Il est possible qu'au niveau des insignes, les troupes aient pu présenter une
certaine disparité que les plaques et les boutons n'aient pas pu être tous
remplacés. |
(Cliquez sur l'image.) |
Le shako était souvent recouvert d'un couvre-shako, de matière, couleur et
forme assez variables, mais généralement de toile cirée noire. Les shakos
devaient être ornés d'une houppette à la couleur de la compagnie (circulaire
du 21 février 1811), ronde, plate, de 5 centimètres et demi de diamètre, d'un
centimètre d'épaisseur, sans numéro, et ce pour tous les bataillons
indistinctement. Elles étaient :
- vert foncé pour les premières compagnies de fusiliers
- bleu céleste pour les secondes
- aurore pour les troisièmes
- violet pour les quatrièmes.
L'habit est celui du règlement de 1812. Les retroussis devaient être ornés de
"N" bleus découpés dans du drap, mais il est possible que tous les régiments
n'aient pas eu le temps d'opérer cette adaptation.
Les boutons de l'habit étaient frappés théoriquement du numéro du régiment
; dans la pratique, les changements de numéro des ont dû causer aussi des
manques d'uniformité dans cette partie.
La capote, d'après le règlement de 1812, était de drap beige, croisant et
boutonnant sur la poitrine au moyen d'une double rangée de cinq boutons d'étoffe.
Lorsqu'il n'en était pas vêtu, le fusilier la roulait et la fixait sur le
havresac
En campagne, le pantalon réglementaire était de toile blanche, ample, et se
portait au-dessus des guêtres.
L'armement était le fusil, du modèle 1777 corrigé, avec sa baïonnette.
L'équipement des fusiliers était composé de la giberne avec le porte-giberne
en buffle, large de 31 lignes (67 mm), et sur lequel était fixé le porte-baïonnette.
Les chevrons d'ancienneté se portaient en laine écarlate sur le bras
gauche, un pour dix ans de service (fig. 7), deux pour quinze ans (fig. 12) et
trois pour vingt ans.
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Officiers
L'officier représenté ici porte le
surtout. Cette forme d'habit, qui jouissait d'une grande faveur auprès des
officiers, pouvait varier quant à la coupe, au nombre de boutons (de 7 à 9), à la forme
et à la couleur des parements et du collet (en drap du fond ou rouges), etc.
L'habit réglementaire, de même forme que celui de la troupe, mais en
drap plus fin et avec les pans plus longs, se portait également, mais rarement
en campagne.
La coiffure habituelle était le shako, recouvert ou non d'un
couvre-shako. Le chapeau bicorne était
encore fréquemment porté par les officiers en campagne.
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Pour en savoir plus sur l'infanterie légère en 1815, voir la planche
Waterloo 01.
Voir Infanterie de ligne
1789
Voir Infanterie de ligne
1800-1806
Voir Infanterie de ligne 1807
Voir Infanterie de ligne 1808-1812
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