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Dernière modification: 31/08/2005
Voltigeurs de la Garde
Le décret
impérial du 30 décembre 1810
transforma en régiments de Voltigeurs les deux régiments
de Tirailleurs-chasseurs et les deux
régiments de Conscrits-chasseurs.
Ces quatre régiments formaient la partie de la Jeune Garde
rattachée à l'arme des Chasseurs à pied.
Le décret du 10 février 1811 prescrivit que les 4
régiments de Voltigeurs auraient le même uniforme et
que tous les quatre porteraient pour marque distinctive le collet
jaune.
En vue de la campagne de Russie, deux nouveaux régiments
de Voltigeurs furent créés : le 5e par décret
daté du 18 mai, et le 6e par celui du 28 août 1811.
Ceux de ces régiments qui prirent part à cette funeste
expédition furent pratiquement anéantis, et furent
reconstitués au début de l'année 1813, les
nouveaux cadres provenant pour la plus grande part du régiment
des Pupilles. Le 15 février 1813,
le régiment des Gardes nationales
de la Garde fut transformé en régiment de Voltigeurs
et prit le numéro sept.
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Le
25 mars 1813, un 8e régiment fut créé par décret,
suivi bientôt de cinq nouveaux régiments qui prirent les
numéros 9 à 13 (décret du 3 avril 1813). Le 11 janvier
1814 furent créés les 14e, 15e et 16e Voltigeurs, dans la
composition desquels entrèrent les cadres des Voltigeurs de la
Garde royale d'Espagne. Enfin, le 21 janvier, trois nouveaux régiments
furent créés sous les numéros 17, 18 et 19. Ces corps
devaient être composés de volontaires et d'ouvriers sans
travail "par suite des circonstances".Lors de la première
Restauration, les régiments de Jeune Garde furent dissous, et les
parties qui ne furent pas licenciées furent versées dans
les régiments d'infanterie de ligne.
Le
décret impérial du 28 mars 1815 crée « six
régiments de Tirailleurs et six régiments de Voltigeurs
de la jeune Garde Impériale ». Ces douze régiments
devaient être organisés à Paris par le lieutenant
général comte Drouot.
Le décret du 8 avril 1815, portant la composition des différents
corps de la Garde impériale, confirrmait cette création
de 6 régiments de Voltigeurs, Jeune Garde, faisant partie du corps
des Chasseurs à pied. Ce décret portait que la taille nécessaire
pour l'admission dans l'arme des Chasseurs à pied était
de 5 pieds 3 pouces (l m705).
Chaque régiment devait être de 2 bataillons, chacun à
4 compagnies. La composition en était identique à celle
des régiments de Tirailleurs. (voir pl.
W11.)
La Jeune Garde devait être complétée par des enrôlements
volontaires, et par le rappel des militaires en congé illimité.
Les régiments
de voltigeurs furent formés le 22 avril, et commencèrent
à être armés le 1er mai.
Comme pour les Tirailleurs , l'Empereur décida et décréta
le 12 mai la création de deux nouveaux régiments dans l'arme
des Voltigeurs, qui prirent les numéros 7 et 8.
D'après les archives du corps, le 1er régiment fut organisé
et complété en 8 jours, du 22 avril au ler mai. Mais ce
régiment est parti de Reuil pour Compiègne le 16 mai, avant
d'avoir reçu tout son habillement et tout son équipement.
Le 3e régiment de Voltigeurs quitta Paris le 7 juin, suite à
l'ordre donné pour que toute la Garde soit réunie le 10
à Soissons.
Pour les Voltigeurs, seuls les ler et 3e régiments prirent part
à la campagne de Belgique, et leur histoire est semblable à
celle des 1er et 3e Tirailleurs (voir planche W.11).
Après Waterloo, les régiments de Voltigeurs furent dirigés
sur la Loire, puis licenciés, le 1er à Hérisson le
20 septembre, et le 3e à Montluçon le 14 septembre. Les
six autres régiments furent licenciés à Sancerre,
Bourges et Montluçon entre le 11 et le 26 septembre.
UNIFORMES
Lors de la transformation
des régiments de Tirailleurs-chasseurs
et de Conscrits-chasseurs
en Voltigeurs, ces régiments reprirent la tenue des Tirailleurs-chasseurs
et, afin de les distinguer de façon plus nette des Tirailleurs
(grenadiers), ils adoptèrent les distinctions des compagnies de
voltigeurs dans les régiments de la ligne, à savoir le collet
chamois et les épaulettes vertes.
(...)
Les sapeurs peuvent être reconstitués grâce aux archives
du corps. Ils étaient coiffés d'un bonnet d'oursin sans
plaque, pour lequel des cordons avaient été distribués
aux 1er et 3e régiments (pas au 2e). Ils portaient l'habit comme
la troupe, avec des haches croisées en drap rouge sur chaque manche.
Leur équipement comprenait une paire de gants à crispins,
un tablier de peau et un porte-hache. Un ornement en forme de tête
de Méduse leur fut distribué. Ils étaient armés
d'une hache d'armes et d'un mousqueton modèle an IX garni d'une
baïonnette. On ne trouve pas, sur les états, de trace de sabres
de sapeur. A moins qu'ils ne se soient procuré cette arme, attribut
traditionnel du sapeur, de façon non officielle, il faut supposer
qu'ils portaient le sabre briquet ordinaire.

(A
suivre.)
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