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Dernière
modification le 3 février 2006.
Fiabilité
des cartes.
Quelle
confiance un officier pouvait-il avoir dans les cartes qui lui servaient
en campagne. L'auteur des "Avant-postes de cavalerie légère",
F. de Brack, répond de façon précise à cette
question :
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Q.
- Un officier de troupe légère doit-il se fier entièrement
aux cartes qui lui sont remises ?
R. - Non ; il doit les considérer plutôt comme une indication
utile, que comme une reproduction littérale de ce qui est.
Il ne doit jamais oublier de rectifier sur sa carte les erreurs qui
auraient pu s’y glisser, et d’ajouter les détails utiles qu’elle
ne donnerait pas. Il doit penser que plus la carte est anciennement
publiée, moins elle doit être exacte, car en bien peu
d’années souvent, des villages disparaissent, d’autres se créent,
d’autres se joignent et confondent leurs noms, des routes changent
de direction, des ruisseaux modifient leurs cours, des étangs
sont desséchés et donnés à l’agriculture
; des gués sont remplacés par des ponts, des ponts sont
abattus et reportés plus loin ; des terres couvertes de forêts,
de bruyères, de marais, des champs, des vignes, des prés,
changent entre eux de destination, de production et par conséquent
de formes topographiques.
Il doit aussi se rappeler que la petite dimension de l’échelle
sur laquelle la plupart des cartes sont faites, doit souvent entraîner
des erreurs. Ainsi, je le répète, il faut que cet officier
considère la carte qui lui est remise comme une indication
fort utile surtout pour la direction de sa marche, mais qui, dans
ses détails, ne doit pas entraîner de sa part une confiance
entière.
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La
veille de la bataille de Frœschwiller, une patrouille de turcos rapporta
au quartier général une carte qu’avait laissé
tomber un officier allemand : aucun des officiers présents
n’avait encore vu une carte d’état-major. » (Général
Bonnal). Et l’on a raconté que le maréchal Le Bœuf avait
répondu à un député, en mettant la main
sur la garde de son épée : « La meilleure carte
d’un officier français, la voici. » (Petit, Maxime, Histoire
de France illustrée, par Maxime Petit, Tome second, de 1610
à 1871, Paris, Larousse, s.d., p. 444, note 1.) |
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