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Dernière modification: 20/04/2005
Royaume des Pays-Bas
7e bataillon d'infanterie de ligne (belge*)

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Une
"légion belge" avait été mise sur pied en mars 1814, elle
devait être composée à l'origine de quatre régiments d'infanterie
(régiments de Brabant, de Flandre, de Hainaut et de Namur) et d'un
régiment de chevau-légers. Cette légion fut placée sous le commandement
du comte de Murray, lieutenant général au service de l'empereur d'Autriche,
belge de naissance, et dont le nom rappelait celui du régiment wallon
de Murray.
Les régiments devaient être de deux bataillons de six compagnies chacun,
la compagnie étant de 100 hommes.
Le 1er septembre, l’infanterie belge fut réorganisée à la hollandaise
et se composait de 10 bataillons d’infanterie de ligne (portant les
numéros 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, et 9) et de deux bataillons d’infanterie
légère portant les numéros 5 et 10.
Tous ces bataillons se composaient d’un état-major et six compagnies,
dont deux de flanqueurs, et un dépôt. L’effectif de chaque bataillon
devait s’élever à 30 officiers et 912 hommes de troupe.
L'organisation du 7e bataillon fut entièrement terminée le 17 septembre.
Mais l'habillement et l'armement continuaient à faire défaut. |
On
lit dans le "Journal de la Belgique", à la date du 8
mars 1815, dans une lettre écrite à Gand :
"Le 7e bataillon belge, dans les rangs duquel on remarque
avec plaisir des officiers qui se sont distingués dans les armées
françaises et autrichienne, s'est fait admirer par une précision
et une promptitude de mouvements qui feraient honneur aux troupes
les plus exercées."
Scheltens, un des anciens officiers de ce bataillon, qui sortait
des grenadiers à pied de la garde, et qui, à ce titre, devait
savoir juger les troupes, rend le témoignage suivant :
"Notre bataillon était parfaitement composé : tous des
officiers célibataires ; (...) Quoique jeunes d'âge, nous
étions vieux soldats expérimentés. Il en était de même des sous-officiers
et de beaucoup de soldats. Tous les officiers savaient faire des
armes, plusieurs étaient de première force, ainsi que les sous-officiers.
Les caporaux et presque tous les soldats tiraient également bien.
Nous avions plus de 200 maîtres et autant de prévôts au bataillon."
Le 21 avril 1815, une dernière réorganisation compléta l'amalgame
entre les troupes belges et hollandaises. Tous les corps de ligne
devaient être compris, à partir du 1er juin, dans la même série
de numéro, sans distinction d'origine. Le 7e bataillon de ligne
belge conserva, dans cette réorganisation,
son numéro. Il combattit dans les rangs de la première brigade
(Bijlandt) de la deuxième division néerlandaise, placée
sous les ordres du général Perponcher. |
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COMPOSITION
Les bataillons d'infanterie néerlandais comprenaient six compagnies,
dont deux de flanqueurs, et une compagnie de dépôt. Les compagnies
étaient composées de :
1 capitaine ;
1 premier lieutenant ;
1 second lieutenant ;
1 sergent-major ;
4 sergents ;
1 fourrier ;
8 caporaux ;
2 tambours ;
1 fifre ;
108 soldats. |
HABILLEMENT
: Le règlement du 9 janvier 1815 définit la tenue des bataillons de ligne
: habit bleu fermant sur la poitrine au moyen d’un seul rang de
9 boutons, portant le numéro du bataillon, collet parements et passepoils
blancs, doublure (retroussis) rouge ponceau. Veste à manche blanche sans
distinction, pantalon large gris sur demi-guêtres grises, capote grise,
shako portant sur le devant une plaque ornée de la lettre "W"
(pour Willem, Guillaume), pompon vert de 4 3/4 pouces (mesure du Rhin).
Les bataillons du Nord et ceux du Sud ne différaient que par la coiffure
: shako tronconique à visière et couvre-nuque pour les premiers, shako
du modèle anglais pour les seconds.
D'après les journaux, les troupes belges étaient habillés selon le règlement
du 9 janvier 1815 dès la fin de ce même mois. Le Journal de la Belgique
écrit le 23 janvier : "Le bataillon belge, qui se trouve ici (Bruxelles)
en garnison, s'est rendu aujourd'hui à la messe avec le nouvel uniforme.
Ceux qui le composent portent le shako forme anglaise, avec un W sur le
devant."
Et le 31 janvier : "Le bataillon belge, en garnison dans cette
ville, a passé aujourd'hui une grande revue sur la place de l'hôtel de
ville. Hors la couleur de l'uniforme, qui est bleu, l'infanterie belgique
est habillée à l'anglaise : même coupe d'habit, même shako, pantalon large
et demi-guêtres grises. Les officiers sont décorés de l'écharpe orange."
(à suivre.)
* Une
bonne question : la Belgique existait-elle avant
1830 ?

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